Zimbabwe
Le chef de l’opposition, blessé, appelle à poursuivre la lutte
le 14 mars 2007 à 00h00
Le chef de l’opposition zimbabwéenne, Morgan Tsvangirai, blessé à la tête et le visage tuméfié, a appelé à poursuivre la lutte pour évincer le président Robert Mugabe, deux jours après son arrestation pour un rassemblement contre le régime.
«La police a attaqué des civils sans défense, mais la lutte continue », a déclaré Morgan Tsvangirai aux journalistes, alors qu’il était transféré à l’hôpital pour soigner les blessures infligées pendant sa détention. Le président du Mouvement pour le changement démocratique (MCD), principal parti d’opposition, venait d’être présenté à la justice avec 49 de ses partisans également interpellés dimanche. Beaucoup portaient des traces de coups. Morgan Tsvangirai avait pour sa part l’œil droit fermé par un œdème et ses cheveux avaient été rasés sur le même côté du crâne, apparemment pour traiter une coupure. Face à ces nombreux blessés dans le box des accusés, la défense et l’accusation se sont réunies à huis clos et ont décidé de les autoriser à être transférés immédiatement à l’hôpital pour y faire examiner leurs blessures.
Ces opposants, dont quatre parlementaires et des responsables de l’opposition, ont comparu pour avoir appelé à une « prière collective » dans un quartier pauvre de Harare, en dépit de l’interdiction de tout type de manifestation.
La répression contre l’opposition a été vigoureusement condamnée par les Nations unies, l’Union européenne (UE) et les États-Unis, la secrétaire d’État américaine, Condoleezza Rice, appelant à la libération « immédiate et inconditionnelle » des opposants. Même le puissant voisin sud-africain, qui prône une diplomatie tranquille vis-à-vis de Harare, a adopté une position publique inhabituellement ferme à l’égard du gouvernement du président Mugabe.
Le chef de l’opposition zimbabwéenne, Morgan Tsvangirai, blessé à la tête et le visage tuméfié, a appelé à poursuivre la lutte pour évincer le président Robert Mugabe, deux jours après son arrestation pour un rassemblement contre le régime.
«La police a attaqué des civils sans défense, mais la lutte continue », a déclaré Morgan Tsvangirai aux journalistes, alors qu’il était transféré à l’hôpital pour soigner les blessures infligées pendant sa détention. Le président du Mouvement pour le changement démocratique (MCD), principal parti d’opposition, venait d’être présenté à la justice avec 49 de ses partisans également interpellés dimanche. Beaucoup portaient des traces de coups. Morgan Tsvangirai avait pour sa part l’œil droit fermé par un œdème et ses cheveux avaient été rasés sur le...
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