La France a décidé de soutenir la visite du diplomate en chef de l’Union européenne, Javier Solana, à Damas – après s’être opposée à un tel déplacement en août – parce qu’elle a été « définie au préalable de façon collective », a annoncé hier le ministère français des Affaires étrangères.
Début août 2006, le ministre français des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, avait mis un veto à un premier projet de déplacement de M. Solana à Damas, en déclarant qu’il n’était « ni d’actualité ni souhaitable ». M. Solana avait alors décidé d’annuler son voyage.
« Les réserves que nous avions étaient dues au fait que certains ministres d’États membres de l’Union européenne allaient à Damas, en ordre dispersé, engager des discussions sur un sujet qui aurait nécessité une réponse cohérente de l’Union européenne », a déclaré à la presse le porte-parole du ministère, Jean-Baptiste Mattéi.
Cette fois-ci, « M. Solana se rend à Damas dans le cadre d’une tournée régionale et avec une “feuille de route” européenne définie au préalable de façon collective », a-t-il précisé.
Le chef de la diplomatie espagnole, Miguel Angel Moratinos, avait rencontré le 3 août à Damas le président syrien Bachar el-Assad. M. Solana avait annoncé cette visite de Bruxelles, en soulignant que M. Moratinos représentait « tous » les États membres.
À Damas, M. Solana va « rappeler la détermination des Européens à renforcer la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’indépendance du Liban », a dit M. Mattéi. « Il soulignera aussi la nécessité de respecter toutes les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies, dont celles qui prévoient la mise en place du tribunal à caractère international », a-t-il ajouté.
La France boycotte le régime syrien depuis l’assassinat de Rafic Hariri.
La France a décidé de soutenir la visite du diplomate en chef de l’Union européenne, Javier Solana, à Damas – après s’être opposée à un tel déplacement en août – parce qu’elle a été « définie au préalable de façon collective », a annoncé hier le ministère français des Affaires étrangères.
Début août 2006, le ministre français des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, avait mis un veto à un premier projet de déplacement de M. Solana à Damas, en déclarant qu’il n’était « ni d’actualité ni souhaitable ». M. Solana avait alors décidé d’annuler son voyage.
« Les réserves que nous avions étaient dues au fait que certains ministres d’États membres de l’Union européenne allaient à Damas, en ordre dispersé, engager des discussions sur un sujet qui aurait nécessité une...
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