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Gemayel : Certains cherchent à imposer une nouvelle répartition des pouvoirs

L’ancien président de la République Amine Gemayel a accusé hier une partie de l’opposition de chercher à aller au-delà de Taëf et d’imposer une nouvelle répartition des pouvoirs. M. Gemayel s’exprimait devant une réunion commune du bureau politique et du conseil central des Kataëb, qu’il a présidée. Évoquant ses récents déplacements à l’étranger, M. Gemayel a indiqué que les responsables qu’il avait rencontrés ont exprimé « leur attachement à un Liban fort et capable de gérer par lui-même ses affaires intérieures et d’assurer la sécurité et la stabilité pour tous ceux qui y vivent », et ont affirmé « la nécessité d’agir pour mettre sur pied le tribunal à caractère international ». « Ce tribunal n’est pas un instrument de vendetta à l’encontre de quiconque, ni de changement de régimes dans la région. Il vise simplement à assurer la stabilité et la paix intérieures et offrir des garanties de protection du Liban contre ce terrible feuilleton (d’attentats) », a-t-il déclaré. « Au lieu de se livrer à des polémiques creuses sur la scène politique, il serait préférable que les protagonistes qui contestent le tribunal à caractère international, qu’ils soient intérieurs ou extérieurs, présentent des propositions constructives de nature à rassurer les gens sur leur sécurité et leur avenir et de mettre un terme définitif à cette crise que traverse le pays depuis des décennies », a poursuivi l’ancien président. Se félicitant des rencontres entre le président de la Chambre, Nabih Berry, et le chef du Courant du futur, Saad Hariri, M. Gemayel a souligné qu’il s’agissait d’un « début » et prôné l’élargissement du dialogue à l’ensemble des parties. « Nous sommes en harmonie permanente avec nos alliés au sein du 14 Mars et il y a entre nous une entente profonde sur le fait que les solutions souhaitées ne sauraient être trouvées qu’avec l’accord de tous », a-t-il dit. « L’intérêt de tous ne peut être assuré que par le biais d’un dialogue sincère et franc au cours duquel nous devons mettre toutes nos cartes sur la table de façon transparente », a ajouté l’ancien chef de l’État. « Ce que je crains, c’est qu’en réalité les équations numériques proposées au sujet du gouvernement ne soient pas le vrai problème », a-t-il dit. « Celui-ci est ailleurs, car il semble que certaines parties veulent aller au-delà des dispositions de Taëf et tentent d’imposer de nouvelles interprétations conduisant à une remise en question de la répartition des pouvoirs, et cela en fonction de nouvelles équations qu’elles estiment apparues après les derniers développements et en particulier la guerre de l’été », a-t-il souligné. Enfin, M. Gemayel a émis l’espoir qu’une délégation unifiée représente le Liban au sommet arabe de Ryad, prévu le 28 mars.
L’ancien président de la République Amine Gemayel a accusé hier une partie de l’opposition de chercher à aller au-delà de Taëf et d’imposer une nouvelle répartition des pouvoirs.
M. Gemayel s’exprimait devant une réunion commune du bureau politique et du conseil central des Kataëb, qu’il a présidée.
Évoquant ses récents déplacements à l’étranger, M. Gemayel a indiqué que les responsables qu’il avait rencontrés ont exprimé « leur attachement à un Liban fort et capable de gérer par lui-même ses affaires intérieures et d’assurer la sécurité et la stabilité pour tous ceux qui y vivent », et ont affirmé « la nécessité d’agir pour mettre sur pied le tribunal à caractère international ». « Ce tribunal n’est pas un instrument de vendetta à l’encontre de quiconque, ni de changement de...