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Lettre ouverte à M. Fouad Siniora

Monsieur le Premier ministre, Nous avons lu dans L’Orient-Le Jour, ainsi que dans Magazine (vendredi 2 mars 2007), l’interview accordée à ce dernier périodique par le professeur Paul Salem. Interrogé par la journaliste Danièle Gergès sur la valeur de la position de M. Lahoud basée sur la prétention que votre gouvernement n’est pas constitutionnel, le professeur a évité une réponse directe en disant qu’« il revient au Conseil constitutionnel de trancher la question ». Or il est devenu intolérable pour n’importe quel citoyen de voir un responsable, quelque haute que soit sa fonction – même suprême –, décider arbitrairement que le gouvernement est inconstitutionnel, et se comporter vis-à-vis de lui comme inexistant. Vous avez vous-même déjà réfuté cette prétention, la communauté internationale, et précisément l’ONU, traite avec vous comme représentant légal du Liban, le congrès Paris III vient d’aboutir à divers accords signés par votre gouvernement. Mais cela ne suffit pas lorsque M. Lahoud s’agrippe à sa prétention et agit en conséquence. En tant que citoyen lambda, je me permets de dire que, au point où nous sommes arrivés, seul un communiqué solennel peut désormais suffire et s’impose. Je suggère que ce communiqué (après avoir évoqué l’opinion de juristes éminents, j’avais cité le nom de M. Hassan Rifaï dans un précédent article) invite énergiquement M. Lahoud à cesser ses prétentions, et à exécuter les actes que la loi attache à sa fonction et l’oblige à accomplir, sous peine d’avoir commis un manquement d’un summum de gravité dans la fonction qu’il occupe. Monsieur le Premier ministre, nous sommes tous concernés dans cette affaire, où il y va de la dignité de notre pays. Albert SARA Avocat

Monsieur le Premier ministre,
Nous avons lu dans L’Orient-Le Jour, ainsi que dans Magazine (vendredi 2 mars 2007), l’interview accordée à ce dernier périodique par le professeur Paul Salem. Interrogé par la journaliste Danièle Gergès sur la valeur de la position de M. Lahoud basée sur la prétention que votre gouvernement n’est pas constitutionnel, le professeur a évité une réponse directe en disant qu’« il revient au Conseil constitutionnel de trancher la question ».
Or il est devenu intolérable pour n’importe quel citoyen de voir un responsable, quelque haute que soit sa fonction – même suprême –, décider arbitrairement que le gouvernement est inconstitutionnel, et se comporter vis-à-vis de lui comme inexistant.
Vous avez vous-même déjà réfuté cette prétention, la communauté internationale, et...