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Syrie Accusé d’un « nouveau crime », Michel Kilo traduit devant la justice militaire

L’écrivain et opposant syrien Michel Kilo, arrêté en mai 2006, a été accusé d’un « nouveau crime » et traduit hier devant la justice militaire, a déclaré à l’AFP son avocat Khalil Maatouk. « Michel Kilo et Mahmoud Issa (militant communiste) ont été traduits aujourd’hui devant le parquet militaire sous l’accusation d’avoir incité, depuis leur prison à Adra (près de Damas) les prisonniers à soutenir la déclaration Beyrouth-Damas », a indiqué Me Khalil. La déclaration Beyrouth-Damas, dont MM. Kilo et Issa sont signataires, prône une réforme complète des relations entre la Syrie et le Liban, se prononçant en faveur de la souveraineté du Liban, pays sur lequel la Syrie a exercé 29 ans de tutelle (1976-2005). Les deux opposants ont été accusés conformément à la loi qui punit de cinq ans de prison celui qui « publie un article politique ou prononce un discours politique dans l’objectif de faire de la propagande à un parti, à une organisation, ou à un groupe politique », a expliqué l’avocat. M. Kilo était jusqu’à présent jugé, avec M. Issa, devant un tribunal correctionnel pour avoir notamment « porté atteinte à l’image de l’État », selon l’Organisation nationale des droits de l’homme en Syrie (ONDHS). Ils continueront d’être jugés devant cette juridiction parallèlement au tribunal militaire, selon son avocat.

L’écrivain et opposant syrien Michel Kilo, arrêté en mai 2006, a été accusé d’un « nouveau crime » et traduit hier devant la justice militaire, a déclaré à l’AFP son avocat Khalil Maatouk. « Michel Kilo et Mahmoud Issa (militant communiste) ont été traduits aujourd’hui devant le parquet militaire sous l’accusation d’avoir incité, depuis leur prison à Adra (près de Damas) les prisonniers à soutenir la déclaration Beyrouth-Damas », a indiqué Me Khalil. La déclaration Beyrouth-Damas, dont MM. Kilo et Issa sont signataires, prône une réforme complète des relations entre la Syrie et le Liban, se prononçant en faveur de la souveraineté du Liban, pays sur lequel la Syrie a exercé 29 ans de tutelle (1976-2005). Les deux opposants ont été accusés conformément à la loi qui punit de cinq ans de prison...