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Afrique Rapts en Éthiopie : des enquêteurs britanniques sur place, inquiétude de Londres

Des enquêteurs britanniques ont inspecté hier les épaves de trois voitures qui transportaient des Européens et des Éthiopiens enlevés la semaine dernière à Hamed Ela, village du nord-est de l’Éthiopie. Quatre agents du ministère britannique des Affaires étrangères ont examiné les véhicules tout-terrains, dont l’un a été détruit par une explosion et les deux autres criblés de balles. Une des voitures porte des plaques diplomatiques, selon un correspondant de l’AFP. À Londres, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, commentant l’état des véhicules, a exprimé la préoccupation officielle : « C’est très inquiétant de voir ça, et cela souligne le sérieux de la situation », a-t-il déclaré. Aucune revendication ni rançon n’a été rendue publique. Dans le même temps, la presse britannique a affirmé que des troupes d’élite, les SAS (Special Air Service), avaient été mobilisées pour tenter une éventuelle mission de sauvetage, et des diplomates britanniques ont lancé un appel pour établir le contact avec quiconque pouvait les aider. Cinq Européens ont été enlevés le 1er mars par des assaillants non identifiés. Il s’agit de trois hommes et de deux femmes travaillant à l’ambassade britannique à Addis-Abeba ou proches du personnel de cette ambassade. Par ailleurs, des responsables éthiopiens ont convié la presse à écouter le témoignage d’un habitant d’Hamed Ela, qui a affirmé que les ravisseurs portaient des uniformes de l’armée érythréenne. Hussein Idriss a été présenté par la police et l’armée éthiopiennes comme l’un des cinq Éthiopiens pris en otages puis libérés. Une dizaine sont toujours aux mains des ravisseurs. Les Éthiopiens enlevés sont des chauffeurs, guides, cuisiniers et policiers, ainsi que des responsables du gouvernement de la région Afar, selon des sources concordantes. Le gouvernement éthiopien a toutefois assuré que rien ne permettait d’impliquer Asmara dans cette affaire : « Nous ne pouvons accuser personne », a déclaré hier à l’AFP Solomon Abebe, porte-parole du ministère éthiopien des Affaires étrangères. Et les autorités érythréennes ont démenti catégoriquement, pour la troisième fois en trois jours, que les personnes enlevées se trouvent sur leur territoire.
Des enquêteurs britanniques ont inspecté hier les épaves de trois voitures qui transportaient des Européens et des Éthiopiens enlevés la semaine dernière à Hamed Ela, village du nord-est de l’Éthiopie. Quatre agents du ministère britannique des Affaires étrangères ont examiné les véhicules tout-terrains, dont l’un a été détruit par une explosion et les deux autres criblés de balles. Une des voitures porte des plaques diplomatiques, selon un correspondant de l’AFP.
À Londres, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, commentant l’état des véhicules, a exprimé la préoccupation officielle : « C’est très inquiétant de voir ça, et cela souligne le sérieux de la situation », a-t-il déclaré. Aucune revendication ni rançon n’a été rendue publique.
Dans le même temps, la presse...