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COOPÉRATION L’aide aux pays pauvres en baisse en 2006 et 2007, estime l’OCDE

L’aide aux pays pauvres devrait avoir fléchi en 2006 et continuera probablement à diminuer en 2007, estime l’OCDE dans un rapport publié hier, ajoutant que les pays riches doivent plus que doubler leur aide aux États les plus défavorisés pour respecter leurs engagements. L’aide publique au développement (APD) a atteint le niveau « record » de 106,8 milliards de dollars (81 milliards d’euros) en 2005, dont 20 % ayant servi à financer des allègements de dette en Irak et au Nigeria. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) s’attend donc à ce que le volume de l’aide fléchisse « vraisemblablement en 2006 et 2007 » car, selon elle, les remises de dette ne devraient pas continuer au même rythme. Pourtant, selon l’organisation, « pour honorer leur engagement de porter le volume de l’aide à 130 milliards de dollars et doubler l’aide à l’Afrique pour 2010, les donateurs devront accroître les financements affectés aux programmes d’aide à un rythme supérieur à celui de la croissance de tous les autres postes de dépenses publiques ». Lors de leur réunion à Gleneagles en Écosse pendant l’été 2005, les huit pays les plus riches de la planète avaient décidé d’annuler la dette publique multilatérale de 35 des pays les plus pauvres et promis d’accroître d’ici à 2010 de 50 milliards de dollars l’aide aux nations les plus démunies. « Il faudrait que les taux de progression de l’aide de 5 % par an enregistrés pour la période récente passent à 11 % par an entre 2008 et 2010 », insiste l’OCDE. En 2005, les donateurs les plus généreux ont été les États-Unis en volume, et en pourcentage du revenu national brut (RNB) la Suède et la Norvège. C’est l’Irak qui a reçu le plus d’aide avec 12,9 milliards de dollars par an entre 2004 et 2005, suivi du Nigeria avec 3,2 milliards de dollars, dans les deux cas sous l’effet d’opérations exceptionnelles d’allègement de dette. L’aide représente plus de la moitié du RNB du Liberia, des îles Salomon et de Sao Tomé et Principe, remarque également l’OCDE, qui alerte contre la « dépendance à l’aide ». Les 22 pays membres du Comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE restent à l’origine d’environ 95 % de l’APD mondiale, mais ce chiffre ira vraisemblablement en diminuant sous l’effet de l’augmentation de l’aide émanant d’autres pays, la Chine par exemple, dont l’aide devrait croître rapidement, en particulier vers l’Afrique. En 2005, l’aide des donateurs non membres du CAD a totalisé 3,2 milliards de dollars, dont 1,7 milliard pour l’Arabie saoudite. En ce qui concerne les nouveaux mécanismes de financement, la Facilité internationale de financement pour la vaccination devrait, selon l’OCDE, permettre au Fonds de vaccination GAVI d’augmenter ses dépenses annuelles d’un montant pouvant aller jusqu’à 500 millions de dollars, ce qui devrait permettre d’éviter « jusqu’à 500 000 décès d’enfants chaque année ». En ce qui concerne la taxe internationale sur les billets d’avion, mesure initiée par la France et en faveur de laquelle 19 États ont engagé des démarches, elle devrait notamment rapporter 200 millions d’euros sur les voyages en avion à partir des aéroports français.
L’aide aux pays pauvres devrait avoir fléchi en 2006 et continuera probablement à diminuer en 2007, estime l’OCDE dans un rapport publié hier, ajoutant que les pays riches doivent plus que doubler leur aide aux États les plus défavorisés pour respecter leurs engagements.
L’aide publique au développement (APD) a atteint le niveau « record » de 106,8 milliards de dollars (81 milliards d’euros) en 2005, dont 20 % ayant servi à financer des allègements de dette en Irak et au Nigeria.
L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) s’attend donc à ce que le volume de l’aide fléchisse « vraisemblablement en 2006 et 2007 » car, selon elle, les remises de dette ne devraient pas continuer au même rythme. Pourtant, selon l’organisation, « pour honorer leur engagement de porter le volume de...