Les réactions aux interventions des leaders du 14 Mars lors de la cérémonie commémorant l’assassinat de l’ancien Premier ministre, Rafic Hariri, ont marqué la journée d’hier par leur diversité.
Ainsi le député du Batroun, Boutros Harb, a mis en exergue la nécessité d’opérer une nette distinction entre le dossier du tribunal international et les revendications d’un cabinet d’union nationale. Appelant le président du Parlement, Nabih Berry, à la formation d’une commission juridique chargée de présenter un projet d’amendement au statut du tribunal international, il a souligné que la commémoration du mercredi avait permis « aux Libanais de réaffirmer leur foi dans le Liban et leur acharnement à poursuivre la lutte ».
S’attardant sur le clivage qui existe entre loyalistes et opposants, il a estimé que les deux camps se devaient désormais de « sortir des positions dans lesquelles chacun s’est retranché. Il faut réfléchir en tant que Libanais » car « la solution ne viendra pas de l’étranger ».
Le député Michel Moussa a pour sa part affirmé que, durant la commémoration de mercredi dernier, deux tendances s’étaient dégagées à travers les différentes allocutions prononcées : « Des propos d’escalade » d’une part, « et des propos calmes » d’autre part, « sur la base desquels il est possible de bâtir quelque chose (...) afin de rendre possible la communication ». Faisant ainsi allusion aux propos tenus par le chef du Bloc du futur et fils du Premier ministre assassiné, Saad Hariri, M. Moussa a indiqué qu’ils pourraient permettre de « relancer la dynamique du dialogue dans le pays ». Même son de cloche du côté du député Ismaïl Succarié, qui a aussi mis en exergue « le climat positif » diffusé par Saad Hariri dans son allocution.
Le vice-président du Conseil supérieur chiite, Abdel Amir Kabalan, a de son côté conseillé les hommes politiques libanais, et les a appelés à se conformer « à la modération, la sagesse, la justice, et à s’adresser au peuple libanais de manière modérée qui n’exacerbe pas les passions et les susceptibilités » de chacun. Cheikh Kabalan s’est de plus dit « désolé de la dégradation du discours politique ». Le prédicateur Fathi Yakan a quant à lui estimé qu’il était nécessaire, pour les forces du « 14 Février », de « désamorcer» la possibilité de création d’une éventuelle « cinquième colonne capable de menacer la stabilité et la sécurité ».
Pour le député Nehmetallah Abi Nasr, la cérémonie du mercredi a démontré qu’il existait encore « un climat d’adversité et d’anéantissement de l’autre », un climat qui, selon M. Abi Nasr, reste prédominant dans les rangs du 14 Mars.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les réactions aux interventions des leaders du 14 Mars lors de la cérémonie commémorant l’assassinat de l’ancien Premier ministre, Rafic Hariri, ont marqué la journée d’hier par leur diversité.
Ainsi le député du Batroun, Boutros Harb, a mis en exergue la nécessité d’opérer une nette distinction entre le dossier du tribunal international et les revendications d’un cabinet d’union nationale. Appelant le président du Parlement, Nabih Berry, à la formation d’une commission juridique chargée de présenter un projet d’amendement au statut du tribunal international, il a souligné que la commémoration du mercredi avait permis « aux Libanais de réaffirmer leur foi dans le Liban et leur acharnement à poursuivre la lutte ».
S’attardant sur le clivage qui existe entre loyalistes et opposants, il a estimé...