Voile
Maud Fontenoy : l’ouvrière
de l’océan Indien
le 14 février 2007 à 00h00
Un travail de fourmi, lent, difficile et harassant, parfois décourageant : depuis 72 heures, Maud Fontenoy a troqué sa combinaison de skipper contre le bleu de l’ouvrière et s’acharne à mettre en place un gréement de fortune afin de poursuivre sa route vers La Réunion.
Elle est enfin parvenue à déplacer la bôme de L’Oréal Paris coincée dans la filière tribord et qui pèse une centaine de kilos, pour la ramener au centre du pont où elle devra la dresser en guise de mât de fortune.
« Des heures et des heures de boulot avec les moyens du bord, a-t-elle raconté hier à l’AFP par téléphone satellite. C’est le système D. Je l’ai faite rouler sur des bidons, glisser sur une planche enduite de shampoing, tirée, poussée. Mais j’y suis enfin arrivé. »
« La prochaine étape sera de la dresser (la bôme mesure une dizaine de mètres) avec un système de palans que je m’efforce de bricoler. Je n’ai jamais fait ça. Et puis je dois être très prudente et ne pas la prendre sur la tête. Le mât m’a raté de peu lorsqu’il est tombé. J’en ai encore la frayeur rétrospective. »
L’étape suivante et finale, vraisemblablement aujourd’hui ou demain, sera de gréer la voile de fortune. « Pour le moment, la mer est calme, mais il y a une dépression au sud qui m’apporte de la houle. Le vent, selon les prévisions, doit forcir à partir de demain. Or, travailler sur un bateau à la dérive ballotté comme une coquille de noix est impossible. Je dois me dépêcher », a-t-elle ajouté.
Et puis, « last but not least », la navigatrice a contracté une sévère allergie aux yeux en raison des infimes particules de carbone qui ont inondé le pont au moment de la chute du mât. Conseillée par un médecin militaire, elle s’est administré du collyre et enduit les yeux de pommade. Mais sa vue est très altérée.
Enfin, le bateau parti dimanche matin d’Australie pour lui porter assistance, a du retard. Il ne pourra la rejoindre que dans trois ou quatre jours.
« Je ne peux compter que sur mes propres forces », a-t-elle conclu.
Un travail de fourmi, lent, difficile et harassant, parfois décourageant : depuis 72 heures, Maud Fontenoy a troqué sa combinaison de skipper contre le bleu de l’ouvrière et s’acharne à mettre en place un gréement de fortune afin de poursuivre sa route vers La Réunion.
Elle est enfin parvenue à déplacer la bôme de L’Oréal Paris coincée dans la filière tribord et qui pèse une centaine de kilos, pour la ramener au centre du pont où elle devra la dresser en guise de mât de fortune.
« Des heures et des heures de boulot avec les moyens du bord, a-t-elle raconté hier à l’AFP par téléphone satellite. C’est le système D. Je l’ai faite rouler sur des bidons, glisser sur une planche enduite de shampoing, tirée, poussée. Mais j’y suis enfin arrivé. »
« La prochaine étape sera de la dresser (la bôme...
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