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RISQUES L’Argentine n’est pas à l’abri d’une rechute, estime l’OMC

L’Argentine n’est pas à l’abri d’une rechute, même si elle a réussi à surmonter la plus grave crise économique de son histoire, avertit un rapport de l’OMC publié hier. Une « combinaison de mesures peu orthodoxes a certes permis un remarquable renversement de la conjoncture économique », mais la question est de savoir si cette stratégie « pourra éviter au pays une nouvelle alternance de phases d’expansion et de récession », s’interroge le secrétariat de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). « Les conditions d’une croissance durable passent par des mesures destinées à prévenir la surchauffe économique et à éviter la pérennisation des distorsions du marché », recommande l’organisation. « Attirer les capitaux pour faire face aux contraintes qui se font jour sur le plan de l’offre est également d’importance, mais il faut pour cela, entre autres choses, gagner la confiance des investisseurs », fait encore valoir l’OMC, dont le précédent rapport remonte à 1999. « L’inflation a reculé, mais avec un taux supérieur à 11 %, sa maîtrise demeure au premier plan des préoccupations macroéconomiques du gouvernement », souligne l’OMC. « La reprise est allée de pair avec l’adoption par les pouvoirs publics de tout un éventail de mesures, parmi lesquelles l’abandon du taux de change fixe qui a entraîné une forte dépréciation de la monnaie, la renégociation et la réduction de la dette extérieure, et l’intervention de l’État dans les mécanismes de formation des prix intérieurs », rappelle l’OMC. « Les mesures liées au commerce, et notamment un recours accru à la taxation des exportations, ont également joué leur rôle », ajoute l’organisation pour laquelle cette stratégie peut avoir trouvé ses limites. L’Argentine a remboursé l’intégralité de sa dette envers le FMI, mais un accord doit encore être trouvé avec les créanciers privés pour un montant de quelque 20 milliards de dollars, note encore l’OMC. Les comptes budgétaires sont excédentaires depuis 2003, en partie sous l’effet de mesures qualifiées de temporaires par les autorités, telles que le recours accru à la taxation des exportations, remarque aussi l’organisation. L’Argentine enregistre un excédent élevé du compte de sa balance des paiements depuis 2002, en raison principalement de la réduction du service de la dette, de l’accroissement des exportations et, initialement, du recul des importations, relève le rapport. Depuis 2003, l’économie argentine connaît un essor rapide, avec un taux de croissance supérieur à 9 % sur la période 2004-2006. Si les produits agricoles, notamment les céréales et le bétail, ont représenté 46 % environ des exportations argentines en 2005, la part du PIB imputable au secteur manufacturier a sensiblement augmenté, « ce qui traduit l’accroissement de la compétitivité résultant de la dévaluation du peso intervenue en 2002 et la vigueur de la demande intérieure », relève l’organisation basée à Genève. « Le chômage est tombé à 11,4 % environ et la proportion des Argentins qui vivent en deçà du seuil de pauvreté n’est plus que de 34 %, contre 57 % en 2002 », note encore le rapport.
L’Argentine n’est pas à l’abri d’une rechute, même si elle a réussi à surmonter la plus grave crise économique de son histoire, avertit un rapport de l’OMC publié hier.
Une « combinaison de mesures peu orthodoxes a certes permis un remarquable renversement de la conjoncture économique », mais la question est de savoir si cette stratégie « pourra éviter au pays une nouvelle alternance de phases d’expansion et de récession », s’interroge le secrétariat de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
« Les conditions d’une croissance durable passent par des mesures destinées à prévenir la surchauffe économique et à éviter la pérennisation des distorsions du marché », recommande l’organisation.
« Attirer les capitaux pour faire face aux contraintes qui se font jour sur le plan de l’offre est...