Taha Yassine Ramadan, ex-vice-président
irakien, condamné à la pendaison
le 13 février 2007 à 00h00
La justice irakienne a condamné hier à la pendaison l’ex-vice-président Taha Yassine Ramadan, pour l’exécution de villageois chiites, indifférente à la controverse qui avait suivi, en Irak et à l’étranger, l’exécution de Saddam Hussein et de deux de ses proches.
« Au nom du peuple, la cour a décidé comme suit : le condamné doit être exécuté par pendaison pour avoir délibérément commis des crimes », a annoncé un des juges du Haut tribunal pénal irakien. La procédure suivie par le tribunal implique un examen automatique en appel du verdict.
« Je jure devant Dieu que je suis innocent », s’est écrié, après la lecture du verdict, l’ancien vice-président, né en 1938.
M. Ramadan avait été condamné en première instance à la réclusion à perpétuité le 5 novembre 2006, pour l’exécution de 148 villageois chiites à Doujaïl au nord de Bagdad, en représailles à un attentat manqué contre le convoi présidentiel en 1982. Le même jour l’ex-président Saddam Hussein et deux coaccusés – son demi-frère et l’ancien président du tribunal révolutionnaire – avaient été condamnés à mort dans cette affaire. Le 26 décembre, la Chambre des appels avait ordonné le renvoi de l’affaire concernant M. Ramadan devant le haut tribunal, estimant que le verdict rendu était trop clément, et avait demandé au tribunal d’envisager plus de sévérité.
Cet intime de Saddam Hussein avait fondé en 1970 « l’armée populaire », la milice du parti Baas. Il était également membre du Conseil du commandement de la révolution (CCR), la plus haute instance dirigeante de l’Irak. Vice-président depuis 1991, il fut l’un des plus farouches critiques des inspecteurs en désarmement de l’ONU. Il avait aussi été accusé par des Irakiens en exil de crimes contre l’humanité, notamment dans son implication dans le meurtre de centaines de Kurdes en 1988.
La première réaction est venue de Moscou où le ministère russe des Affaires étrangères a affirmé que l’exécution de Taha Yassine Ramadan compromettrait un règlement politique en Irak. En outre, dans un communiqué publié à Strasbourg, Terry Davis, le secrétaire général du Conseil de l’Europe, a estimé qu’il s’agit d’une « décision regrettable », ajoutant que « les tribunaux irakiens devraient pratiquer la justice et non la revanche ».
La justice irakienne a condamné hier à la pendaison l’ex-vice-président Taha Yassine Ramadan, pour l’exécution de villageois chiites, indifférente à la controverse qui avait suivi, en Irak et à l’étranger, l’exécution de Saddam Hussein et de deux de ses proches.
« Au nom du peuple, la cour a décidé comme suit : le condamné doit être exécuté par pendaison pour avoir délibérément commis des crimes », a annoncé un des juges du Haut tribunal pénal irakien. La procédure suivie par le tribunal implique un examen automatique en appel du verdict.
« Je jure devant Dieu que je suis innocent », s’est écrié, après la lecture du verdict, l’ancien vice-président, né en 1938.
M. Ramadan avait été condamné en première instance à la réclusion à perpétuité le 5 novembre 2006, pour l’exécution de 148...
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