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Le parti al-Tahrir et les réfugiés palestiniens, dans le camp de la neutralité

Se plaçant à égale distance du conflit sunnito-chiite et des divisions politiques qui déchirent la scène interne libanaise, le parti fondamentaliste al-Tahrir, qui prône le retour au califat éclairé et à l’imposition de la loi islamique, se place dès le départ en dehors de l’équation politique libanaise. En attendant de réaliser son ambition islamiste, le parti insiste pour que les différents protagonistes parviennent à un accord interne qui ne soit pas parachuté ou imposé de l’extérieur. Cela ne l’empêche pas pour autant d’afficher une position politique et de ramener les origines du conflit libanais aux turbulences régionales. Les leaders du parti n’hésitent pas d’ailleurs à critiquer ouvertement les positions des forces du 14 Mars ainsi que celles du 8 Mars. Selon eux, les deux groupes font les frais de la lutte que mène l’Occident dans la région en général et au Liban en particulier, notamment l’Europe et les États-Unis, par groupes libanais interposés. Ainsi, disent-ils, les loyalistes aussi bien que l’opposition servent les intérêts des Américains dans la région, puisque ces derniers ont réussi à y semer la zizanie confessionnelle et à entraîner notamment le Hezbollah dans les méandres de la politique interne. Tout en se disant « aux côtés des résistants et des moujahidine contre Israël », ils hésitent toutefois à donner leur aval au Hezbollah, à cause notamment des accusations d’allégeance à Damas qui pèsent sur le parti chiite. Se disent également neutres les principales formations palestiniennes réparties sur l’ensemble des camps de réfugiés, qui voient leurs intérêts préservés grâce aux bonnes relations qu’ils tentent de garder avec toutes les parties en présence. C’est ce qu’affirme Mounir Maqdah, l’un des fondateurs des Brigades des martyrs d’al-Aqsa et responsable militaire à Aïn el-Héloué, lorsqu’il estime que l’ingérence dans les affaires internes libanaises est une « ligne rouge ». « Nous avons besoin aussi bien de l’opposition que des loyalistes pour défendre notre cause. La stabilité au Liban ne peut que se répercuter positivement sur nous », dit-il. Prié de commenter les informations selon lesquelles le Courant du futur aurait enrôlé des militants palestiniens pour entraîner ses membres, notamment grâce aux relations privilégiées qu’il entretient avec le chef du Fateh à Rachidiyé, Sultan abou al-Aïnayn, il répond : « Ce sont des informations de presse. Ils n’ont pas besoin de nous pour s’entraîner. Nous restons à égale distance de tout le monde. » Tel n’est pas tout à fait l’avis de cheikh Maher Hammoud, membre du Rassemblement des ulémas musulmans, qui estime que certaines formations palestiniennes pourraient un jour se retourner contre le Hezbollah, si la situation sécuritaire venait à s’aggraver. Je. J.
Se plaçant à égale distance du conflit sunnito-chiite et des divisions politiques qui déchirent la scène interne libanaise, le parti fondamentaliste al-Tahrir, qui prône le retour au califat éclairé et à l’imposition de la loi islamique, se place dès le départ en dehors de l’équation politique libanaise. En attendant de réaliser son ambition islamiste, le parti insiste pour que les différents protagonistes parviennent à un accord interne qui ne soit pas parachuté ou imposé de l’extérieur.
Cela ne l’empêche pas pour autant d’afficher une position politique et de ramener les origines du conflit libanais aux turbulences régionales. Les leaders du parti n’hésitent pas d’ailleurs à critiquer ouvertement les positions des forces du 14 Mars ainsi que celles du 8 Mars. Selon eux, les deux groupes font les...