Toufaïly accuse Hassan Nasrallah d’exécuter
la politique de Khamenei au Liban
le 29 janvier 2007 à 00h00
L’ancien secrétaire général du Hezbollah, Sobhi Toufaïly, s’est exprimé samedi dernier devant la presse et a mis l’accent sur la gravité de la situation actuelle, soulignant que pour résoudre la crise il fallait « séparer les problèmes internes des problèmes régionaux et internationaux ». Il s’est adressé aux Libanais en disant : « Retournez à votre conscience et pensez pleinement avant de sortir dans les rues en portant des armes. »
Sobhi Toufaïly, qui est par ailleurs poursuivi par la justice pour ses démêlés avec l’armée libanaise, a ensuite précisé qu’il visait dans ses propos la communauté chiite car « en critiquant l’autre camp, on incite les gens de notre communauté contre cet autre camp. Il faut que les sunnites critiquent les sunnites lorsqu’ils commettent une erreur, et lorsque les chiites font une faute, il faut que les autres chiites les critiquent. C’est comme cela que l’on barre la route à la discorde ». L’ancien secrétaire général a ajouté qu’en sa qualité d’ancien responsable du Hezbollah, il fallait qu’il dirige sa critique « vers les chiites ». Il a en outre souhaité que les sunnites et les chrétiens pratiquent aussi l’autocritique.
« Aujourd’hui, tout le monde est en train d’allumer le feu (...) Est-ce que la modification d’un cabinet mérite tout cette discorde ? » s’est demandé M. Toufaïly, relevant d’autre part que le mandat de l’actuel Conseil des ministres s’achève « dans quelques mois (...) cela signifie qu’il faut faire preuve de patience jusqu’à cette date ».
Sobhi Toufaïly a relevé, sur un autre plan, que le camp du 14 Mars n’avait pas changé de position « avant et après les élections : ils sont amis et alliés avec les Américains et les Français d’une part et veulent l’instauration du tribunal international à tout prix. Et concernant les armes du Hezbollah, ils ont clairement dit qu’ils étaient contre ces armes mais qu’ils ne demanderont pas le retrait par la force des armes de la résistance. Ils veulent le retrait de ces armes par la politique et le dialogue ». Quant au Hezbollah, a indiqué M. Toufaïly, « il a été clair dès le début et a dit qu’il couperait la tête et la main de celui qui envisagerait de lui confisquer ses armes ».
Abordant les relations avec l’Iran, Sobhi Toufaïly a indiqué que « le frère sayyed Hassan (Nasrallah) exécute la politique de Khamenei au Liban et il ne s’en éloigne pas d’un millimètre, et le sayyed Abdelaziz Hakim exécute pour sa part la politique Khamenei en Irak et ne s’en éloigne pas d’un millimètre. Le sayyed Hakim s’est d’ailleurs récemment rendu à Washington et a demandé au président Bush de garder l’armée américaine en Irak, 150 mille soldats américains qui massacrent le peuple irakien (...), et soutient le gouvernement proaméricain pendant que nous menons le Liban à la destruction et que les gens meurent dans les rues, sous prétexte de lutter contre l’impérialisme américain. Je pense que celui qui prend le temps de réfléchir se rend compte que la situation n’est pas logique et que le problème n’est pas les États-Unis ».
M. Toufaïly a enfin appelé à un gouvernement uni dont la décision serait unie, après avoir relevé l’importance de la mise en place du tribunal international et l’importance de la « punition ».
L’ancien secrétaire général du Hezbollah, Sobhi Toufaïly, s’est exprimé samedi dernier devant la presse et a mis l’accent sur la gravité de la situation actuelle, soulignant que pour résoudre la crise il fallait « séparer les problèmes internes des problèmes régionaux et internationaux ». Il s’est adressé aux Libanais en disant : « Retournez à votre conscience et pensez pleinement avant de sortir dans les rues en portant des armes. »
Sobhi Toufaïly, qui est par ailleurs poursuivi par la justice pour ses démêlés avec l’armée libanaise, a ensuite précisé qu’il visait dans ses propos la communauté chiite car « en critiquant l’autre camp, on incite les gens de notre communauté contre cet autre camp. Il faut que les sunnites critiquent les sunnites lorsqu’ils commettent une erreur, et lorsque les...
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