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Souhaid accuse Aoun d’avoir changé son fusil d’épaule et renié ses principes

L’ancien député Farès Souhaid a tiré à boulets rouges hier sur le général Michel Aoun, l’accusant d’avoir changé son fusil d’épaule et d’avoir renié ses principes. Dans une conférence de presse à Jbeil, hier, en présence du député Samir Frangié, des anciens députés Mansour el-Bone et Camille Ziadé, du Amid du Bloc national Carlos Eddé, et de MM. Michel Moawad, Sassine Sassine et Camille Dory Chamoun, M. Souhaid a indiqué : « Je n’aurais jamais pensé que le niveau du discours politique au Liban pouvait tomber aussi bas. Ce que nous avons entendu hier de la part du député Aoun était expressif de ce déclin. Mais ce qu’il a dit à mon sujet ne m’a pas surpris, puisque le style qu’il a utilisé est celui qu’il utilise avec tous les Libanais. Le général Aoun est passé d’un camp à un autre, sans avoir l’audace de faire face à son public. Il est passé de la confrontation avec le régime syrien à sa disculpation de tout ce qui se produit au Liban comme meurtres, explosions et actes de vandalisme, sous prétexte que l’armée syrienne s’est retirée du pays en avril 2005. » « Il est passé du soutien à la légalité internationale à sa confrontation, l’accusant d’être un pouvoir de tutelle sur le Liban. Il est passé du soutien de l’État, en tant que dépositaire du monopole de la violence légitime, au soutien du Hezbollah face à l’État. Il est passé de la revendication de la réforme et de la lutte contre la corruption à la revitalisation des symboles du régime mafieux libano-syrien. Et, pour assurer une couverture à l’abandon des principes qu’il défendait par le passé, le voilà maintenant qui a recours à une logique qui prône une chose et fait exactement le contraire », a-t-il poursuivi, énumérant ensuite ce qui constitue, selon lui, une longue série de contradictions et de paradoxes dans les positions du général Aoun. « Il réclame la formation d’un tribunal pour juger les corrupteurs et s’oppose à la formation d’un tribunal international pour juger les assassins (...). Il part en guerre contre les “corrupteurs” s’ils font partie de la majorité et s’allie avec ceux qui ne font pas partie de cette majorité. Il accuse la majorité d’être formée d’un groupe d’“anciens agents syriens” et s’allie, pour leur faire face, à des agents syriens actuels. Il appelle la majorité à faire participer la minorité au pouvoir et accepte le comportement unilatéral du Hezbollah dans la prise des décisions fondamentales, notamment celle de la guerre et de la paix. Il appelle au respect des résolutions internationales lors de leur adoption et persiste à ne pas les respecter lors de leur application. Il accuse l’Occident de s’ingérer dans les affaires libanaises et se tait devant la déclaration du guide spirituel iranien qui veut “provoquer la chute des États-Unis au Liban”. Il accuse les Forces libanaises d’être une milice et de posséder des armes individuelles, et considère le Hezbollah comme une organisation politique, malgré le fait qu’elle affirme posséder 20 000 roquettes », a noté Farès Souhaid. M. Souhaid a ensuite défié Michel Aoun de se départir de son immunité parlementaire « exclusivement sur la question des accusations de trafic d’armes » qu’il avait lancées mercredi à l’ancien député de Jbeil. « Laissons la justice trancher entre nous. Mais nous n’accepterons plus qu’il continue à mentir et à travestir la réalité. (...) Il ne pourra pas mentir tout le temps à tout le monde », a-t-il ajouté. L’ancien député a ensuite diffusé une vidéo de l’incident qui s’est produit à Jbeil et qui a visé son convoi, avant de rendre hommage à l’armée et à son commandant en chef, le général Michel Sleimane. « Je diffuse ce film pour répondre au général Aoun, selon qui c’est de l’asphalte qui a touché certains jeunes. (...) Je le mets à la disposition du ministre de la Défense, qui constitue la référence politique concernant l’armée, et du général Michel Sleimane », a-t-il dit, estimant qu’il appartenait à la justice militaire de trancher dans cette affaire si jamais le commandement de l’armée décidait de la déférer devant les tribunaux. « Moi, Farès Souhaid, je ne suis pas un trafiquant d’armes ni marchand d’armes. Mon grand-père a obtenu son diplôme de médecine en 1909 de l’USJ, mon père en 1951 et moi-même en 1985. Notre histoire prouve que nous avons fondé des hôpitaux à Jbeil et à Beyrouth, et que nous ne sommes entrés en politique, avec éthique, humanisme et sincérité », a-t-il ajouté.
L’ancien député Farès Souhaid a tiré à boulets rouges hier sur le général Michel Aoun, l’accusant d’avoir changé son fusil d’épaule et d’avoir renié ses principes.
Dans une conférence de presse à Jbeil, hier, en présence du député Samir Frangié, des anciens députés Mansour el-Bone et Camille Ziadé, du Amid du Bloc national Carlos Eddé, et de MM. Michel Moawad, Sassine Sassine et Camille Dory Chamoun, M. Souhaid a indiqué :
« Je n’aurais jamais pensé que le niveau du discours politique au Liban pouvait tomber aussi bas. Ce que nous avons entendu hier de la part du député Aoun était expressif de ce déclin. Mais ce qu’il a dit à mon sujet ne m’a pas surpris, puisque le style qu’il a utilisé est celui qu’il utilise avec tous les Libanais. Le général Aoun est passé d’un camp à un...