Les milieux diplomatiques qualifient
la situation de « très précaire »
le 25 janvier 2007 à 00h00
Les mouvements de protestation de mardi dernier ont démontré que le Liban n’est pas immunisé contre les débordements intercommunautaires et que la paix civile demeure menacée. Les diplomates occidentaux en poste à Beyrouth ont d’autre part été bien incapables de répondre à certaines questions qui leur ont été posées par leurs gouvernements respectifs concernant la vérité de ce qui s’est passé mardi dernier. Parmi les questions posées par les gouvernements occidentaux, celle de savoir notamment pourquoi des heurts ont éclaté entre les partisans du Courant patriotique libre (CPL) d’une part et ceux des Forces libanaises (FL) d’autre part. Autre point d’interrogation, les critiques acerbes adressées par plus d’un responsable du gouvernement contre les forces de sécurité qui n’auraient pas, selon ces responsables, rempli la mission qui leur était impartie. Certains ambassadeurs auraient même été obligés de répondre de manière approximative en raison de l’absence d’informations précises mises à leur disposition.
Concernant les acquis de cette violente journée de protestations, les milieux diplomatiques ont estimé que ce qui s’est passé au Liban est très grave et démontre que la situation « est très précaire, alors qu’avant le 12 juillet, cette expression qualifiait uniquement la région sud du pays ». Ces mêmes sources affirment en outre que « les deux belligérants sont à même de s’entretuer à n’importe quel moment. Preuve en est : les violences qui ont été déclenchées mardi sont les pires depuis la fin de la guerre en 1990 ».
Les sources précitées prévoient ainsi « une persistance du risque d’explosion sécuritaire si les initiatives saoudo-iraniennes n’aboutissent pas ». Elles énumèrent en outre les raisons de cette explosion, notamment l’échange d’accusations entre loyalistes et opposants, l’attachement de l’opposition à ses revendications et l’absence de force armée capable de contenir la situation.
Néanmoins, et toujours de source diplomatique, il n’est pas exclu que l’opposition use d’un délai de réflexion afin de préciser les étapes à venir et la manière de planifier l’escalade annoncée. Car selon un membre de l’opposition, il est important de préparer ces étapes avec minutie pour éviter que le pays ne se laisse entraîner par des conflits interchrétiens ou interconfessionnels. Ce responsable de l’opposition précise cependant que l’escalade pourrait ne pas attendre le retour du Premier ministre, Fouad Siniora, de sa visite officielle à Davos – pour assister au Forum économique mondial – où il se rendra après avoir participé à Paris III.
Khalil FLEYHANE
Les mouvements de protestation de mardi dernier ont démontré que le Liban n’est pas immunisé contre les débordements intercommunautaires et que la paix civile demeure menacée. Les diplomates occidentaux en poste à Beyrouth ont d’autre part été bien incapables de répondre à certaines questions qui leur ont été posées par leurs gouvernements respectifs concernant la vérité de ce qui s’est passé mardi dernier. Parmi les questions posées par les gouvernements occidentaux, celle de savoir notamment pourquoi des heurts ont éclaté entre les partisans du Courant patriotique libre (CPL) d’une part et ceux des Forces libanaises (FL) d’autre part. Autre point d’interrogation, les critiques acerbes adressées par plus d’un responsable du gouvernement contre les forces de sécurité qui n’auraient pas, selon ces...
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