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L’ordre de grève partiellement suivi selon les allégeances politiques des régions

Dans la majorité des régions libanaises, l’ordre de grève a été suivi ou rejeté selon les alignements politiques en présence. Dans la plupart des régions, plus particulièrement sur le littoral, le blocage des axes routiers au moyen de pneus brûlés ou de blocs de pierre a eu pour effet de provoquer une fermeture de facto, les habitants étant empêchés, de force, de circuler et de se rendre à leur lieu de travail, de sorte que l’appel à la grève est devenu caduc. Si la fermeture des magasins, institutions publiques et pédagogiques a été largement suivie au Liban-Sud, il n’en a pas été de même dans les localités mixtes, regroupant opposants et loyalistes, où le débrayage a été partiel. C’est le cas par exemple dans le Metn où la fermeture était totale dans certaines régions, notamment à Bteghrine, village natal de Michel Murr, et à Dhour Choueir, fief du Parti syrien national social, où l’ordre de grève a été respecté par la majorité des habitants. À Baskinta, par contre, la vie a continué comme si de rien n’était, et les écoles ont ouvert leurs portes. Il en est de même des localités de Bikfaya, Kornet Chehwane, Élissar et Rabieh, qui ont connu une journée relativement calme, à l’exception de quelques pneus brûlés tôt le matin sur la route principale, immédiatement dégagée par les forces de l’ordre. Sur le littoral du Metn, par contre, notamment à Mkallès, Fanar, Sinn el-Fil, Mansourieh et Aïn Saadé, la paralysie était presque totale, personne ne pouvant circuler en raison de la fermeture des routes. À Jal el-Dib et à Zalka, ainsi qu’à Nabaa et Bourj Hammoud, seules les pharmacies ont ouvert leurs portes. Le port de Beyrouth était cependant opérationnel, la majorité des employés s’étant rendue à son travail tôt le matin. Mais l’activité y était relativement faible à cause du climat général. À Furn el-Chebbak, Tahwita et Aïn el-Remmaneh, les magasins sont restés clos, à l’exception des boulangeries et des pharmacies. Les écoles du quartier n’ont pas pu accueillir les écoliers, du fait des routes rendues impraticables par les manifestants. Les commerces et les banques ont fonctionné de manière relativement normale à Achrafieh, à l’exception de certains magasins dont les propriétaires ont eu du mal à se déplacer et d’autres qui ont tout simplement décidé d’observer l’ordre de grève. L’Agence nationale d’information a toutefois relevé une mobilisation exceptionnelle des éléments des Forces libanaises dans ce quartier chrétien, notamment près de l’école de La Sagesse et sur la place Sassine. Les habitants du Chouf ont également connu une journée relativement normale. Au Kesrouan, les commerces situés dans les localités se situant entre Jeïta et Kfarzébiane ont ouvert leurs portes dans une proportion de près de 95 %, selon l’ANI. Idem à Jounieh où la majorité des commerces a ouvert ses portes. Plus loin vers le nord, et malgré les multiples incidents qui ont ponctué la région tripolitaine et ses environs, la capitale du Nord, majoritairement haririenne, a ouvert les portes de ses écoles et commerces. De manière générale, la région du Koura a respecté l’appel à la fermeture, et la circulation y était relativement faible. À Zghorta, un fief politiquement mixte par excellence, l’ordre de grève a été suivi par ceux qui relèvent des forces du 8 Mars et rejeté par leurs adversaires, illustrant ainsi l’âpre bataille qui oppose principalement les familles Moawad et Frangié. Même scénario à Bécharré où l’ouverture des institutions pédagogiques et des commerces a été légèrement perturbée par une coupure momentanée des routes, sitôt réouverte après l’intervention des forces de l’ordre. À Zahlé, et malgré les incidents qui ont envenimé le climat de la ville, la majorité des commerces a ouvert ses portes et la vie a repris presque normalement en début d’après-midi. Plus au sud, les villes de Tyr, de Naqoura et de Bint Jbeil, et les villages limitrophes ont observé religieusement l’ordre de grève, et la suspension des activités a été quasi totale. Dans ces localités, l’armée s’est déployée tôt le matin, ce qui n’a pas été le cas des forces de la Finul qui sont restées confinées dans leurs bases respectives, la majorité des routes ayant été coupée par les manifestants. À Baalbeck, les habitants se sont réveillés tôt le matin pour voir les axes routiers menant à la ville bloqués par les pneus brûlés. Les écoles publiques et privées sont restées fermées. À noter que la majorité des universités a fermé, à l’exception de l’AUB, qui a poursuivi ses activités normalement, malgré le fait qu’un grand nombre d’étudiants n’aient pas pu y arriver.

Dans la majorité des régions libanaises, l’ordre de grève a été suivi ou rejeté selon les alignements politiques en présence. Dans la plupart des régions, plus particulièrement sur le littoral, le blocage des axes routiers au moyen de pneus brûlés ou de blocs de pierre a eu pour effet de provoquer une fermeture de facto, les habitants étant empêchés, de force, de circuler et de se rendre à leur lieu de travail, de sorte que l’appel à la grève est devenu caduc. Si la fermeture des magasins, institutions publiques et pédagogiques a été largement suivie au Liban-Sud, il n’en a pas été de même dans les localités mixtes, regroupant opposants et loyalistes, où le débrayage a été partiel. C’est le cas par exemple dans le Metn où la fermeture était totale dans certaines régions, notamment à Bteghrine,...