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Un nouveau chef d’état-major pour rétablir la réputation de l’armée israélienne

Israël s’est choisi un nouveau chef d’état-major, le général Gaby Ashkenazi, qui devra en priorité rétablir la réputation de l’armée, sérieusement écornée par les revers de la guerre contre le Hezbollah au Liban. Le général Ashkenazi, 52 ans, a été désigné lundi par le Premier ministre Ehud Olmert et son ministre de la Défense Amir Peretz pour succéder au général Dan Haloutz démissionnaire. La passation des pouvoirs doit être officiellement entérinée dans les prochains jours par le gouvernement. Le général Ashkenazi aura notamment pour mission de « rétablir la confiance de la population envers l’armée, ainsi que la capacité de dissuasion de l’armée face aux ennemis d’Israël notamment l’Iran », a souligné la radio de l’armée. Selon les commentateurs, MM. Olmert et Peretz se sont rapidement mis d’accord sur son nom pour ne pas être accusés de se livrer à des « calculs politiciens », d’autant que les deux hommes, en chute libre dans les sondages, doivent comparaître prochainement devant la commission d’enquête. Le choix du général Ashkenazi a fait l’objet d’un large consensus. Le poste de patron de l’armée revient ainsi à un militaire d’infanterie alors que le général Haloutz avait été le premier membre de l’armée de l’air à accéder à ce poste. Le général Ashkenazi a été décrit comme « un professionnel qui a les pieds sur terre », par la radio militaire, en référence aux nombreux commentateurs qui ont reproché au général Haloutz d’avoir surestimé les capacités de l’armée de l’air pendant l’intervention libanaise. Actuellement directeur général du ministère de la Défense, le général Ashkenazi s’est engagé en 1972 dans la brigade de fantassins Golani, dont il a gravi les échelons avant de la commander de 1986 à 1988. Il a participé en 1976 au sauvetage des passagers d’un avion d’Air France détourné par des pirates de l’air à Entebbe en Ouganda. En 1978, il a été blessé lors d’une opération au Liban. Il a été nommé en 1988 commandant de la région militaire nord comprenant à l’époque la « zone de sécurité » occupée par l’armée israélienne dans le sud du Liban. Sa nomination risque toutefois de ne pas dissiper le profond malaise ressenti depuis la fin de la guerre au Liban. Selon un sondage publié la semaine dernière, une majorité d’Israéliens estiment que le général Haloutz ne doit pas être le seul à payer les pots cassés et que MM. Olmert et Peretz doivent eux aussi démissionner.
Israël s’est choisi un nouveau chef d’état-major, le général Gaby Ashkenazi, qui devra en priorité rétablir la réputation de l’armée, sérieusement écornée par les revers de la guerre contre le Hezbollah au Liban.
Le général Ashkenazi, 52 ans, a été désigné lundi par le Premier ministre Ehud Olmert et son ministre de la Défense Amir Peretz pour succéder au général Dan Haloutz démissionnaire. La passation des pouvoirs doit être officiellement entérinée dans les prochains jours par le gouvernement.
Le général Ashkenazi aura notamment pour mission de « rétablir la confiance de la population envers l’armée, ainsi que la capacité de dissuasion de l’armée face aux ennemis d’Israël notamment l’Iran », a souligné la radio de l’armée. Selon les commentateurs, MM. Olmert et Peretz se sont...