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Pharaon : L’escalade ne conduira qu’à des résultats négatifs

«La poursuite du sit-in et l’escalade ne conduiront qu’à des résultats négatifs, ce qui se répercutera négativement sur la situation économique et financière du pays », conduisant à plus de paralysie, donc à plus de chômage et de stagnation. Voilà ce qu’a affirmé hier le ministre d’État aux Affaires parlementaires, Michel Pharaon, selon qui « une opportunité rare se présente pour le Liban, parce que la communauté internationale est dans un état de mobilisation exceptionnelle pour l’aider ». « Les Libanais n’ont qu’à retrouver la communauté internationale avec un programme d’action sérieux, qui a été adopté durant la séance préparatoire à Paris. Ce programme émane du programme de Paris II, des budgets précédents, de la déclaration ministérielle et des différentes séances du Conseil des ministres de l’année écoulée », a indiqué M. Pharaon. Michel Pharaon a ensuite affirmé que « le programme du gouvernement est clair et sincère, et que ce premier gouvernement de la nouvelle indépendance a réalisé beaucoup d’exploits, malgré les étapes difficiles qu’il a traversées ». Selon lui, il ne faut pas critiquer ce cabinet, qui n’a eu aucune chance de régler le problème socio-économique dans un climat de stabilité et de calme. « Malgré les problèmes politiques et sécuritaires auxquels il a fait face, le gouvernement a mis au point un plan pour l’électricité, la sécurité sociale, le tourisme, l’industrie et la santé, sans compter le développement, qui a atteint les 7 % avant la guerre de juillet », ce qui constitue un « record » au sein du climat d’attentats et de confrontation politique qui prévaut depuis un an, a-t-il souligné. Michel Pharaon a par ailleurs démenti l’existence d’« un prix politique quelconque à payer en échange du soutien international et arabe pour le Liban ». Il est nécessaire de « s’en tenir au programme de réformes et de trouver une solution à la crise politique, crise dont la raison principale est le tribunal international », a-t-il dit. Le ministre d’État a en outre estimé que l’initiative de Amr Moussa n’a pas échoué et qu’elle est encore en cours d’examen. « Malheureusement, certains ont délaissé les instruments de solution en faveur des parties étrangères », a regretté M. Pharaon, évoquant le lien et l’enchevêtrement des dossiers régionaux à l’heure actuelle. « Ce qu’il faut craindre, c’est que les résultats ne soient aux dépens du Liban », a-t-il dit. Et de souhaiter que « la solution libanaise provienne de l’initiative de Bkerké, qui est nationale par excellence ». Michel Pharaon a par ailleurs estimé qu’un compromis politique avait peu de chances de voir le jour avant Paris III, mais qu’un accord de principe sur la solution, c’est-à-dire un accord sur le tribunal international et sur l’élargissement du gouvernement, reste toujours possible. La solution sera complétée après Paris III, a-t-il ajouté.
«La poursuite du sit-in et l’escalade ne conduiront qu’à des résultats négatifs, ce qui se répercutera négativement sur la situation économique et financière du pays », conduisant à plus de paralysie, donc à plus de chômage et de stagnation.
Voilà ce qu’a affirmé hier le ministre d’État aux Affaires parlementaires, Michel Pharaon, selon qui « une opportunité rare se présente pour le Liban, parce que la communauté internationale est dans un état de mobilisation exceptionnelle pour l’aider ».
« Les Libanais n’ont qu’à retrouver la communauté internationale avec un programme d’action sérieux, qui a été adopté durant la séance préparatoire à Paris. Ce programme émane du programme de Paris II, des budgets précédents, de la déclaration ministérielle et des différentes séances du Conseil...