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Égypte Moubarak met en garde contre le « danger » d’un régime islamiste

Le président égyptien Hosni Moubarak a lancé hier une attaque contre les Frères musulmans, le principal mouvement d’opposition, mettant en garde contre l’établissement d’un État islamiste en Égypte. Dans un entretien à l’hebdomadaire al-Ousboue, il a évoqué « le danger certain » que ferait courir à l’Égypte une prise de pouvoir par les islamistes. « Nous verrions se répéter en Égypte l’expérience de régimes représentant l’islam politique, qui sont confrontés à des tentatives d’isolement », a-t-il dit, en référence à l’arrivée au pouvoir des islamistes du Hamas dans les territoires palestiniens, qui a été suivie de sanctions financières. Si les islamistes gagnent le pouvoir, a-t-il poursuivi, « beaucoup prendront leur argent et fuiront le pays. Les investissements aussi seront gelés, le chômage augmentera, et l’Égypte sera définitivement isolée du monde ». Le président Moubarak a rappelé qu’il existait en Égypte des opinions différentes ou contradictoires « sur la question d’un État civil et d’un État religieux ». « Sur cette base, je dis que le mouvement interdit des Frères musulmans est un danger pour la sécurité de l’Égypte car il adopte un programme religieux », a affirmé le président. La charia est la base de la législation en Égypte, selon la Constitution égyptienne, mais M. Moubarak vient de proposer des amendements pour inclure dans la Constitution l’interdiction de partis religieux, qui ne figure actuellement que dans la loi. Lors des législatives organisées fin 2005, les Frères musulmans, organisation interdite en théorie mais tolérée dans les faits, avaient remporté 88 des 454 sièges du Parlement en présentant des candidats sous l’étiquette d’« indépendants » avec pour slogan « l’Islam est la solution ».
Le président égyptien Hosni Moubarak a lancé hier une attaque contre les Frères musulmans, le principal mouvement d’opposition, mettant en garde contre l’établissement d’un État islamiste en Égypte.
Dans un entretien à l’hebdomadaire al-Ousboue, il a évoqué « le danger certain » que ferait courir à l’Égypte une prise de pouvoir par les islamistes. « Nous verrions se répéter en Égypte l’expérience de régimes représentant l’islam politique, qui sont confrontés à des tentatives d’isolement », a-t-il dit, en référence à l’arrivée au pouvoir des islamistes du Hamas dans les territoires palestiniens, qui a été suivie de sanctions financières. Si les islamistes gagnent le pouvoir, a-t-il poursuivi, « beaucoup prendront leur argent et fuiront le pays. Les investissements aussi seront gelés, le...