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Une « nouvelle » stratégie qui ressemble aux précédentes

La nouvelle stratégie militaire des États-Unis pour l’Irak, présentée par George W. Bush comme la dernière chance d’éviter l’effondrement de ce pays, se distingue peu des tentatives précédentes pour le stabiliser. « C’est trop peu, trop tard », tranche Rick Barton, un expert de l’institut de recherche Center for Strategic and International Studies, même s’il estime que le nouveau plan présenté mercredi par le président américain est le meilleur depuis l’invasion de l’Irak en mars 2003. « Il y manque les éléments-clés », souligne l’expert, estimant qu’« on en demande beaucoup aux Irakiens », qui doivent assumer la responsabilité de la sécurité dans toutes les provinces du pays d’ici à novembre. Pour d’autres experts, ce sont les renforts américains supplémentaires qui risquent d’être insuffisants pour faire vraiment une différence. Selon Thomas Donnelly, de l’American Enterprise Institute, un institut de recherche proche des néoconservateurs artisans de la guerre, la nouvelle stratégie peut fonctionner, mais des questions restent sans réponse. « Les troupes sont-elles suffisantes pour mettre en œuvre le changement de politique présenté par le président ? Les renforts resteront-ils assez longtemps pour remplir les objectifs ? » s’interroge M. Donnelly. Stephen Biddle, du prestigieux Council of Foreign Relations, ne le pense pas. « Les renforts annoncés sont très loin de ce que l’on considère en général comme un nombre suffisant de troupes pour pacifier une ville de la taille de Bagdad, et encore moins le centre de l’Irak », affirme-t-il.

La nouvelle stratégie militaire des États-Unis pour l’Irak, présentée par George W. Bush comme la dernière chance d’éviter l’effondrement de ce pays, se distingue peu des tentatives précédentes pour le stabiliser.
« C’est trop peu, trop tard », tranche Rick Barton, un expert de l’institut de recherche Center for Strategic and International Studies, même s’il estime que le nouveau plan présenté mercredi par le président américain est le meilleur depuis l’invasion de l’Irak en mars 2003. « Il y manque les éléments-clés », souligne l’expert, estimant qu’« on en demande beaucoup aux Irakiens », qui doivent assumer la responsabilité de la sécurité dans toutes les provinces du pays d’ici à novembre.
Pour d’autres experts, ce sont les renforts américains supplémentaires qui risquent...