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Actualités

Syrie Un quotidien syrien privé appelle à la promulgation d’une loi sur les partis

Un quotidien syrien privé, al-Watan, a appelé hier les autorités à adopter une loi qui autorisera la création de partis politiques, avant les élections législatives et présidentielle prévues cette année en Syrie. « Il nous faut une loi qui incitera les Syriens à s’intéresser à l’action publique et développera la vie politique. C’est l’unique moyen de promouvoir le développement économique et politique » dans le pays, affirme l’écrivain Radouane Ziada dans un éditorial. « Mais il semble qu’une nouvelle loi sur les partis ne sera pas promulguée et que rien ne sera changé pour les prochaines élections législatives, locales et présidentielle » prévues courant 2007, poursuit M. Ziada. « Seuls les partis du Front national progressiste (FNP, coalition de plusieurs partis au pouvoir dirigés par le Baas) seront autorisés à exercer leurs activités », ajoute al-Watan selon lequel tous ces partis, excepté le Baas, revendiquent tout au plus quelque 40 000 adhérents. En juin 2005, le parti Baas avait recommandé lors de son congrès général à Damas l’adoption d’une loi sur les partis à condition qu’ils n’aient pas de base « ethnique, confessionnelle, religieuse ou régionale ». Selon la constitution, le parti Baas, au pouvoir en Syrie depuis 1963, « dirige la société et l’État ». L’opposant Michel Kilo comparaîtra le 23 janvier L’écrivain et opposant syrien Michel Kilo, arrêté en mai 2006 et inculpé notamment d’« insultes à l’encontre d’institutions officielles », comparaîtra le 23 janvier devant un tribunal criminel à Damas, a indiqué hier son avocat Khalil Maatouk. La cour d’appel de Damas avait rejeté le mois dernier un recours déposé par les avocats de la défense contre les accusations portées à l’encontre de M. Kilo. La cour d’appel avait aussi rejeté un recours introduit par les avocats dans le cas d’un autre opposant, le militant communiste Mahmoud Issa, qui sera jugé également à parti du 23 janvier, selon cet avocat. MM. Kilo et Issa sont inculpés d’avoir « provoqué des dissensions confessionnelles et raciales », « insultes à l’encontre d’institutions officielles », volonté « d’affaiblir le sentiment national », avoir « porté atteinte à l’image de l’État », et avoir « exposé la Syrie aux menaces d’actes agressifs », selon l’organisation nationale des droits de l’homme en Syrie (ONDHS). Tous les deux ont été arrêtés à Damas en mai 2006 après avoir signé une déclaration appelant à une réforme radicale des relations libano-syriennes, en compagnie de huit autres opposants et militants des droits de l’homme. Michel Kilo, Mahmoud Issa et l’avocat Anouar Bounni sont toujours détenus alors que sept autres signataires de cet appel ont été relâchés. Le procès d’Anouar Bounni, ouvert en octobre, a été reporté au 21 janvier, a indiqué Me Maatouk. Me Bounni avait été inculpé d’avoir « propagé des informations mensongères susceptibles d’affaiblir la nation » et d’avoir « adhéré à une association politique à caractère international sans autorisation gouvernementale ». « En 2006, l’étau s’est resserré autour des opposants », a déclaré à l’AFP Me Bounni, joint hier par téléphone depuis sa prison près de Damas. « Il y a eu de vastes arrestations, des interdictions de voyage, des sites sur Internet bloqués et la torture (dans les prisons) s’est poursuivie », a-t-il indiqué.
Un quotidien syrien privé, al-Watan, a appelé hier les autorités à adopter une loi qui autorisera la création de partis politiques, avant les élections législatives et présidentielle prévues cette année en Syrie. « Il nous faut une loi qui incitera les Syriens à s’intéresser à l’action publique et développera la vie politique. C’est l’unique moyen de promouvoir le développement économique et politique » dans le pays, affirme l’écrivain Radouane Ziada dans un éditorial. « Mais il semble qu’une nouvelle loi sur les partis ne sera pas promulguée et que rien ne sera changé pour les prochaines élections législatives, locales et présidentielle » prévues courant 2007, poursuit M. Ziada. « Seuls les partis du Front national progressiste (FNP, coalition de plusieurs partis au pouvoir dirigés par le Baas)...