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Les combats en Somalie soulignent l’échec diplomatique américain

Le soutien apporté par les États-Unis à l’intervention armée éthiopienne en Somalie illustre l’échec de Washington à utiliser les moyens diplomatiques plutôt que militaires pour aider ses alliés de la région confrontés à la menace islamiste, estiment des experts américains. Le département d’État a justifié le soutien apporté à Addis-Abeba en expliquant que l’opération militaire éthiopienne était nécessaire pour arrêter la pression des milices des tribunaux islamiques sur le gouvernement de transition de Somalie, soutenu par les Occidentaux. Mais, affirment certains spécialistes, cette attitude démontre l’incapacité de l’Administration de George W. Bush à trouver une solution négociée à la crise entre le gouvernement somalien de transition (TFG) et l’Union des tribunaux islamiques (UIC). « Les États-Unis poursuivent une politique exclusivement militaire en Somalie, exempte de tout élément pour la recherche de la paix », estime John Prendergast, un expert des questions africaines à l’International Crisis Group (ICG), une ONG dont la mission est de prévenir et résoudre les conflits armés. Ainsi, rappelle cet expert, les diplomates américains « brillaient par leur absence » en décembre quand l’Union européenne a pris une initiative pour tenter de renouer le dialogue entre les parties en conflit en Somalie. « Le résultat est que l’Éthiopie et les tribunaux islamiques croient que Washington soutient une solution militaire en Somalie, ce qui attise les tensions et rend plus lointaines les perspectives de paix », a dit M. Prendergast. L’espoir des États-Unis est que l’intervention éthiopienne aux côtés des forces loyalistes somaliennes contraigne les islamistes à reconnaître qu’ils ne pourront pas contrôler militairement le pays et reviendront à la table de négociations. Le pari est risqué, estime Ken Menkaus, un spécialiste de la Somalie à l’Université Davidson en Caroline du Nord. Il souligne que l’Éthiopie pourrait aussi bien se retrouver dans un bourbier aux prises avec une guérilla islamiste, ce qui serait « très dangereux pour l’Éthiopie et la région tout entière ».
Le soutien apporté par les États-Unis à l’intervention armée éthiopienne en Somalie illustre l’échec de Washington à utiliser les moyens diplomatiques plutôt que militaires pour aider ses alliés de la région confrontés à la menace islamiste, estiment des experts américains.
Le département d’État a justifié le soutien apporté à Addis-Abeba en expliquant que l’opération militaire éthiopienne était nécessaire pour arrêter la pression des milices des tribunaux islamiques sur le gouvernement de transition de Somalie, soutenu par les Occidentaux. Mais, affirment certains spécialistes, cette attitude démontre l’incapacité de l’Administration de George W. Bush à trouver une solution négociée à la crise entre le gouvernement somalien de transition (TFG) et l’Union des tribunaux islamiques (UIC).
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