Un an déjà.
Ce n’est pas cette première commémoration qui remue les souvenirs et ravive la douleur restée comme une plaie béante car l’écho de sa voix est omniprésent et le flot de souvenirs constant.
Comment peut-on ne pas penser à Gebran chaque matin en lisant le Nahar ?
Comment peut-on ne pas ressentir son absence en regardant ce qui se passe autour de nous ? C’est aujourd’hui qu’on réalise pourquoi il a été assassiné.
Assassiné pour détruire l’ambition de cette jeunesse libanaise à qui on ne donne aucun répit, une jeunesse qui était son combat permanent.
Assassiné pour laisser le champ libre aux indépendantistes d’hier de se reconvertir en résistants farouches contre la révolution du Cèdre.
Assassiné surtout pour mettre à genoux cette grande institution qu’est le Nahar, pour faire perdre à ce journal son identité que Gebran avait si bien refaçonnée ces six dernières années malgré toutes les tendances politiques divergentes de ses collaborateurs.
Aujourd’hui, les Libanais ont perdu en Gebran l’espoir d’une nouvelle génération d’homme politique. Le Nahar a perdu en Gebran sa boussole et moi j’ai perdu en Gebran un frère que j’aurais aimé avoir mais qu’il a si bien remplacé.
Le Liban se remettra car toute nation survit à ses hommes.
Le Nahar retrouvera certainement et très prochainement sa boussole grâce à la très grande énergie de Nayla et à l’incomparable expérience du patriarche de la presse libanaise et de la famille qui est Ghassan Tuéni.
Quand à moi, rien ne pourra remplacer ce vide qu’il a laissé.
Avec Makram, 19 ans plus tôt, ce sont tous les souvenirs d’enfance et de la prime jeunesse qui ont été enterrés.
Avec Gebran, c’est le départ du grand frère, l’ultime cousin.
Tu vas nous manquer Gabi, comme tu as dû énormément manquer à Nadia, Nayla et Makram qui t’ont retrouvé aujourd’hui.
Karim HAMADÉ
Un an déjà.
Ce n’est pas cette première commémoration qui remue les souvenirs et ravive la douleur restée comme une plaie béante car l’écho de sa voix est omniprésent et le flot de souvenirs constant.
Comment peut-on ne pas penser à Gebran chaque matin en lisant le Nahar ?
Comment peut-on ne pas ressentir son absence en regardant ce qui se passe autour de nous ? C’est aujourd’hui qu’on réalise pourquoi il a été assassiné.
Assassiné pour détruire l’ambition de cette jeunesse libanaise à qui on ne donne aucun répit, une jeunesse qui était son combat permanent.
Assassiné pour laisser le champ libre aux indépendantistes d’hier de se reconvertir en résistants farouches contre la révolution du Cèdre.
Assassiné surtout pour mettre à genoux cette grande institution qu’est le Nahar, pour faire perdre...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.