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Actualités - Chronologie

NATATION - Championnats d’Europe petit bassin à Helsinki Laure Manaudou, l’or à l’infini

Au-delà de son nouveau triomphe, ce week-end aux championnats d’Europe 2006 de natation en petit bassin à Helsinki avec ses trois titres et un record du monde, Laure Manaudou a donné l’impression qu’elle pouvait se couvrir d’or à l’infini. Son palmarès est déjà extraordinaire. Par exemple, sur le 400 m nage libre, sa course de prédilection, « LM », 20 ans, a tout gagné, sauf le titre mondial en petit bassin, faute de participation. Depuis 2004, elle n’y a subi qu’une seule défaite en séries des Mondiaux en 2005 avant de remporter le titre en finale. « Elle se nourrit de la victoire. C’est rare de voir une fille aussi ambitieuse », constate le directeur technique (DTN) adjoint en charge de la natation course Patrick Deleaval qui la voit à l’avenir gagner, gagner et encore gagner. D’ailleurs, rien ne peut écarter Manaudou de sa route. Qu’il s’agisse d’une polémique sur son bonnet ou son amour pour le nageur italien Luca Marin. Qu’elle affiche. « Le plus important, c’est la compétition », a-t-elle rappelé après son 400 m nage libre. Le moteur de Manaudou, c’est la compétition. Mais pas seulement. Son entraîneur Philippe Lucas qui la connaît joue aussi sur un autre registre, celui de la révolte face aux – rares – critiques ou interrogations qui la concernent. En Finlande, Manaudou sortait d’une période de travail foncier. C’est donc sur ses qualités propres et ses progrès en puissance qu’elle s’est appuyée. Mais les départs et les virages restent beaucoup à perfectionner, souligne Lucas. Du boulot l’attend donc avant les Mondiaux 2007 à Melbourne où, comme toujours, elle aura des ambitions d’or. À multiplier par le nombre de courses à son programme. Elle est pour l’instant inscrite sur 200, 400, 800 m nage libre, 100 m dos et 200 m 4 nages. Melbourne ou Pékin Pour beaucoup d’entraîneurs étrangers, Manaudou marquera l’histoire mondiale en Australie. Car si sur cette épreuve elle devrait avoir un programme chargé dans le cadre de sa préparation pour les JO de Pékin, elle peut casser le mur des 4 minutes sur le 400 m nage libre. Son record est de 4’02’’13. L’encadrement français est plus circonspect sur la date de cet exploit. « Pour moi, elle réussira ce chrono aux JO », estime M. Deleaval qui la voit en revanche, à Melbourne, battre la vieille marque mondiale de l’Américaine Janet Evans 800 m nage libre (8’16’’22). Elle détient le meilleur chrono européen (8’19’’29). « Philippe (Lucas) doit vouloir qu’elle batte ce record. Et Laure le veut aussi certainement », assure le DTN adjoint. « Lucas lui maintient toujours cette distance car cela lui permet de la faire travailler sur la résistance », ajoute-t-il. À Helsinki, Manaudou s’est attaquée à son chrono mondial sur ce 800 m en petit bassin. Mais si elle a compté plus de 4 secondes d’avance sur son temps de passage, elle a craqué sur la fin. « J’ai tenu 600 m. Un jour, j’irai au bout », a-t-elle affirmé, ne plaçant pas d’échéance : « Ça mettra un, deux ou trois ans. » Boulimique de trophées, Manaudou voudra conserver ceux du 400 m nage libre des Mondiaux ou aux JO. Elle peut faire mieux. « Je la vois gagner deux fois ou plus à Pékin », prédit M. Deleaval, allusion au 800 NL ou au 100 m dos. Il prône aussi la nécessité qu’elle conduise le 4x200 m vers l’or à Pékin. Lucas ne donne, lui, aucun chiffre. Il se contente d’exiger de la régularité à l’entraînement. Si elle y parvient, ce qu’elle avoue avoir actuellement beaucoup de mal à faire, il lui concocte un avenir encore doré. Car, dit-il, « je sais ce qu’elle vaut ». C’est Manaudou qui ne le sait peut-être pas encore.
Au-delà de son nouveau triomphe, ce week-end aux championnats d’Europe 2006 de natation en petit bassin à Helsinki avec ses trois titres et un record du monde, Laure Manaudou a donné l’impression qu’elle pouvait se couvrir d’or à l’infini.
Son palmarès est déjà extraordinaire. Par exemple, sur le 400 m nage libre, sa course de prédilection, « LM », 20 ans, a tout gagné, sauf le titre mondial en petit bassin, faute de participation. Depuis 2004, elle n’y a subi qu’une seule défaite en séries des Mondiaux en 2005 avant de remporter le titre en finale.
« Elle se nourrit de la victoire. C’est rare de voir une fille aussi ambitieuse », constate le directeur technique (DTN) adjoint en charge de la natation course Patrick Deleaval qui la voit à l’avenir gagner, gagner et encore gagner.
D’ailleurs, rien ne...