Aoun promet une « escalade »
si le gouvernement refuse de négocier
le 07 décembre 2006 à 00h00
Le chef du CPL, le général Michel Aoun, a promis une « escalade de la pression populaire » pour faire tomber le gouvernement de Fouad Siniora, s’il refuse de négocier la formation d’une coalition d’union nationale.
« Si le Premier ministre et le camp qui le soutient s’obstinent à accaparer le pouvoir, ce sera l’escalade de la pression populaire et nous paralyserons le gouvernement, nous le ferons entrer dans un coma profond », a averti le général Aoun dans un entretien hier avec l’AFP.
« Si Siniora veut négocier, qu’il nous fasse des propositions, mais nous n’accepterons pas moins qu’un véritable partage du pouvoir et une minorité de blocage », a-t-il ajouté.
« La poursuite de la pression populaire menée de pair avec des négociations pourrait résoudre la crise », a estimé Michel Aoun, critiquant l’appui inconditionnel des pays occidentaux et arabes au gouvernement Siniora.
« Nous accueillons favorablement les tentatives de médiation arabes ou autres, mais les médiateurs doivent être à égale distance des protagonistes et ne pas soutenir aveuglément un gouvernement qui a perdu la confiance populaire », a-t-il affirmé.
Il a une nouvelle fois accusé la majorité d’« accaparer le pouvoir ». « Ils agissent par diktats, utilisant les mêmes méthodes que leurs anciens maîtres syriens », a-t-il dit.
M. Aoun s’est dit prêt à faciliter le processus de création du tribunal international sur l’assassinat de Rafic Hariri. « Je suis prêt à avaliser ce tribunal, encore faut-il que le texte nous soit transmis et qu’il soit discuté par les députés », a-t-il affirmé.
Le général Aoun a en outre indiqué qu’il était « favorable » à la conférence des donateurs prévue le 25 janvier à Paris en soutien à l’économie libanaise. « Mais ce gouvernement corrompu qui n’a en guise de stratégie économique que l’emprunt et l’endettement, et il est incapable d’engager des réformes qui permettraient une utilisation de l’aide à bon escient », a-t-il dit.
Le chef du CPL, le général Michel Aoun, a promis une « escalade de la pression populaire » pour faire tomber le gouvernement de Fouad Siniora, s’il refuse de négocier la formation d’une coalition d’union nationale.
« Si le Premier ministre et le camp qui le soutient s’obstinent à accaparer le pouvoir, ce sera l’escalade de la pression populaire et nous paralyserons le gouvernement, nous le ferons entrer dans un coma profond », a averti le général Aoun dans un entretien hier avec l’AFP.
« Si Siniora veut négocier, qu’il nous fasse des propositions, mais nous n’accepterons pas moins qu’un véritable partage du pouvoir et une minorité de blocage », a-t-il ajouté.
« La poursuite de la pression populaire menée de pair avec des négociations pourrait résoudre la crise », a estimé Michel Aoun, critiquant...
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