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Amal et le Hezbollah poursuivent leur campagne de dénigrement du gouvernement

Les responsables d’Amal et du Hezbollah ont poursuivi hier leur campagne de dénigrement du gouvernement, réitérant leurs critiques envers l’équipe Siniora qui, selon eux, table sur le soutien de puissances étrangères « faute de pouvoir compter sur une légitimité populaire en perdition ». Pour le ministre démissionnaire, Mohammad Fneich, « tout soutien de la part de n’importe quel État au gouvernement libanais sera considéré comme un appui à une partie politique et comme une incitation à refuser toute solution ». « Cela signifie une aggravation de la tension et de la crise politique », a-t-il ajouté. Le ministre a en outre appelé « certains leaders et décideurs arabes à s’occuper des affaires de leurs propres pays et à s’abstenir d’exporter au Liban leurs problèmes en portant atteinte à notre peuple, à sa volonté et à son droit d’expression ». Pour M. Fneich, « cette crise est encore longue, mais c’est le début du salut », a-t-il dit, stigmatisant le fait que la nation est gouvernée par « une équipe à qui l’on ne peut pas confier la responsabilité de la gestion des affaires publiques ni la sécurité des gens ». « Chaque jour, nous augmentons de plus en plus la pression pour obtenir le départ de cette équipe. » Une revendication « à laquelle on ne saurait répondre en lançant des accusations ni en cherchant à ignorer cette mobilisation populaire », a ajouté le ministre, soulignant que le « gouvernant qui perd sa légitimité constitutionnelle et populaire va à l’encontre de la volonté du peuple, aussi important que soit le soutien extérieur dont il bénéficie ». Pour M. Fneich, la légitimité commence en premier et dernier lieu par « l’acceptation par le peuple du pouvoir en place ». Le ministre des Affaires étrangères démissionnaire, Faouzi Salloukh, a indiqué de son côté que les responsables libanais « sont invités à répondre aux desiderata du peuple sans aucune hésitation ». « Les Libanais sont aujourd’hui admirés par le monde entier pour avoir fait preuve de civisme et réussi à s’exprimer de manière pacifique au cours de ces dernières années, a-t-il rappelé. La communauté internationale devrait être concernée par la stabilité au Liban, qui passe par l’entente des Libanais et leur unité au sein d’un gouvernement rassembleur », a encore estimé M. Salloukh. Quant au député Hussein Hajj Hassan, il a tenu à souligner que cette « manifestation n’a eu lieu qu’après l’échec de toutes les concertations à cause de l’obstination de ceux qui accaparent le pouvoir », rappelant que l’opposition aurait toutefois « préféré parvenir à des résultats par le moyen du dialogue ». Et d’ajouter : « Ceux qui se cramponnent au pouvoir n’ont plus le contrôle de la situation surtout après avoir confié cette responsabilité à l’extérieur. Nous avons des preuves à ce sujet », a-t-il dit, indiquant que toutes les fois que les loyalistes étaient prêts à accepter les initiatives prises le matin, ils se rétractaient le soir pour les refuser en bloc et vice-versa. Et le député de critiquer l’appui de l’Arabie saoudite et de l’Égypte au Premier ministre, Fouad Siniora, précisant que ce soutien aurait dû être apporté à l’ensemble du peuple libanais et non à une seule partie. Le chef du bureau politique du mouvement Amal, Jamil Hayek, a rappelé de son côté les revendications de l’opposition, soulignant que celles-ci consistent « à parvenir à la mise en place d’un gouvernement d’union nationale qui consolide la convivialité et fait échec au concept de majorité et de minorité ». Pour sa part, le vice-président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdel- Amir Kabalan, a exhorté le gouvernement à trouver « une solution qui puisse servir les intérêts de la nation et satisfaire la majorité des Libanais sur base du rétablissement de la justice et de l’ouverture envers l’autre pour rétablir la confiance ».
Les responsables d’Amal et du Hezbollah ont poursuivi hier leur campagne de dénigrement du gouvernement, réitérant leurs critiques envers l’équipe Siniora qui, selon eux, table sur le soutien de puissances étrangères « faute de pouvoir compter sur une légitimité populaire en perdition ».
Pour le ministre démissionnaire, Mohammad Fneich, « tout soutien de la part de n’importe quel État au gouvernement libanais sera considéré comme un appui à une partie politique et comme une incitation à refuser toute solution ».
« Cela signifie une aggravation de la tension et de la crise politique », a-t-il ajouté.
Le ministre a en outre appelé « certains leaders et décideurs arabes à s’occuper des affaires de leurs propres pays et à s’abstenir d’exporter au Liban leurs problèmes en portant atteinte à notre...