Rechercher
Rechercher

Actualités

Pays-Bas À Amsterdam, œuvres d’art spoliées recherchent leur propriétaire juif

Volée, mais à qui ? Telle est la question posée par une exposition organisée par l’État néerlandais et le Musée historique juif d’Amsterdam, qui présente des œuvres d’art spoliées à des juifs néerlandais pendant la Seconde Guerre mondiale. L’objectif premier « est de recevoir une réponse du public. Ce serait formidable qu’avant la fin de l’exposition, nous puissions apposer une carte supplémentaire à côté de certains objets mentionnant “désormais réclamé par son propriétaire” », a expliqué à l’AFP Ruddi Ekkart, de l’office « Origine inconnue » fondée par l’État néerlandais. Pendant l’occupation allemande, des dizaines de milliers d’œuvres d’art appartenant à des juifs néerlandais ont été confisquées ou vendues de force. Quelque 4 700 pièces furent rendues ensuite à l’État néerlandais, dont l’attitude pendant la guerre fut qualifiée de « froide, sans pitié et souvent bureaucratique » par une commission d’enquête en 1998. Après la publication de ces conclusions, les Pays-Bas ont créé l’office « Origine inconnue » qui « a entrepris un travail de détective avec des recherches à échelle mondiale afin de retrouver les propriétaires légitimes ou leurs héritiers », selon Ruddi Ekkart. L’office a enregistré 40 réclamations et il en arrive de nouvelles presque tous les mois. Une commission des restitutions s’est penchée sur 31 d’entre elles, concernant près de 500 œuvres, et une seule fut refusée. L’exposition à la Hollandsche Schouwburg – un lieu émotionnellement chargé, car les Nazis rassemblaient dans ce théâtre les juifs d’Amsterdam avant de les déporter – présente 50 œuvres dont les propriétaires sont toujours inconnus. Pas de Rembrandt ni de Vermeer, mais de beaux paysages typiquement hollandais, des marines et des portraits, ainsi que de jolies scènes pastorales. À côté de chaque toile, une pancarte raconte son origine. Ou du moins, ce qu’il en est connu. Certaines ont été vendues par des juifs qui s’étaient cachés, d’autres proviennent de marchands d’art connus pour avoir incité les juifs à vendre au rabais. D’autres proviennent directement de la collection de criminels de guerre, comme un buste féminin en bronze du sculpteur suisse Dora Neher, trouvé à La Haye dans les quartiers généraux du Reichkommissar Arthur Seyss-Inquart, le haut représentant des Nazis aux Pays-Bas.

Volée, mais à qui ? Telle est la question posée par une exposition organisée par l’État néerlandais et le Musée historique juif d’Amsterdam, qui présente des œuvres d’art spoliées à des juifs néerlandais pendant la Seconde Guerre mondiale.
L’objectif premier « est de recevoir une réponse du public. Ce serait formidable qu’avant la fin de l’exposition, nous puissions apposer une carte supplémentaire à côté de certains objets mentionnant “désormais réclamé par son propriétaire” », a expliqué à l’AFP Ruddi Ekkart, de l’office « Origine inconnue » fondée par l’État néerlandais.
Pendant l’occupation allemande, des dizaines de milliers d’œuvres d’art appartenant à des juifs néerlandais ont été confisquées ou vendues de force. Quelque 4 700 pièces furent rendues ensuite à...