Rechercher
Rechercher

Actualités

Bruxelles appelle à « ralentir » les négociations d’adhésion d’Ankara

La Commission européenne a recommandé hier de « ralentir » les négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE, une recommandation que le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a immédiatement qualifiée « d’inacceptable ». En raison du refus des Turcs d’ouvrir leurs ports aux navires chypriotes grecs, la Commission préconise de suspendre les discussions sur 8 des 35 chapitres thématiques qui jalonnent les négociations Turquie-UE, lancées en octobre 2005 et déjà prévues pour durer au moins 10 à 15 ans, a annoncé le commissaire européen à l’Élargissement, Olli Rehn. La Commission demande aussi qu’aucun des autres chapitres, qui pourraient être discutés, ne puisse être refermé tant que la Turquie n’aura pas rempli ses obligations envers Chypre. « L’Europe a besoin de la Turquie et la Turquie a besoin de l’Europe. Il n’y a pas de gel ou d’hibernation (...). L’Union européenne est une communauté de droit, et il doit y avoir des conséquences lorsque des obligations ne sont pas remplies », a expliqué M. Rehn. La recommandation de la Commission sera soumise le 11 décembre aux ministres européens des Affaires étrangères, qui peuvent décider de ne pas la suivre. Le président français, Jacques Chirac, a quant à lui défendu la position de la Commission lors d’un entretien bilatéral à Riga, au cours du sommet de l’OTAN, avec M. Erdogan, expliquant qu’elle « n’avait pas d’autre choix ». M. Chirac a toutefois « exprimé l’espoir » que la situation changerait avant les décisions que doivent prendre les 25 lors de leur sommet à Bruxelles.

La Commission européenne a recommandé hier de « ralentir » les négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE, une recommandation que le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a immédiatement qualifiée « d’inacceptable ». En raison du refus des Turcs d’ouvrir leurs ports aux navires chypriotes grecs, la Commission préconise de suspendre les discussions sur 8 des 35 chapitres thématiques qui jalonnent les négociations Turquie-UE, lancées en octobre 2005 et déjà prévues pour durer au moins 10 à 15 ans, a annoncé le commissaire européen à l’Élargissement, Olli Rehn. La Commission demande aussi qu’aucun des autres chapitres, qui pourraient être discutés, ne puisse être refermé tant que la Turquie n’aura pas rempli ses obligations envers Chypre. « L’Europe a besoin de la Turquie et la Turquie...