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RAPPORT Nouveaux signes de ralentissement de l’économie américaine

L’économie américaine a donné hier de nouveaux signes de ralentissement du côté des entreprises comme des consommateurs, mais le marché immobilier résidentiel, crucial pour la croissance, pourrait être en voie de stabilisation. Les commandes de biens durables ont accusé en octobre leur baisse la plus importante en six ans, reculant de 8,3 % par rapport à septembre, a annoncé le département du Commerce. C’est une déception pour les analystes qui tablaient sur une baisse de l’ordre de 5 %, après +8,7 % en septembre. Le rapport constitue « un signe sans ambiguïté que l’économie n’arrive pas à passer à la vitesse supérieure », a estimé David Herther, président de l’association des industriels NAM. Après la publication, le dollar a de nouveau plongé pour atteindre son plus bas niveau en 20 mois face à l’euro. Sans surprise après les forts chiffres du mois précédent, le plongeon d’octobre s’explique en partie par un recul de 21,7 % des commandes d’équipement de transport, après +29,9 % en septembre. Mais ce n’est qu’une explication partielle car plusieurs secteurs ont enregistré des baisses des commandes en octobre. Celles des biens d’équipement hors défense et hors aviation, un bon indicateur des intentions d’investissement des entreprises, ont reculé de 5,1 %, la baisse la plus importante depuis janvier 2004. « Cela pourrait inciter à réviser de nouveau à la baisse les estimations pour la croissance au quatrième trimestre », a estimé Steven Wieting de Citigroup. Du côté des consommateurs, les nouvelles ne sont guère plus réjouissantes puisque leur confiance s’est de nouveau détériorée en novembre, un signe préoccupant pour la consommation à l’approche de la saison des fêtes. L’indice de confiance a reculé à 102,9 points contre 105,1 points en octobre, selon l’institut privé Conference Board. « Le marché du travail et les perspectives économiques plus prudentes à court terme ont contribué à infléchir la confiance des consommateurs en novembre », a estimé Lynn Franco, directrice des recherches sur les consommateurs au Conference Board. Ces rapports sont publiés alors que l’OCDE a abaissé hier ses prévisions de croissance aux États-Unis pour 2006 et 2007 en raison notamment du ralentissement immobilier. Du côté de l’immobilier résidentiel justement, l’activité a enrayé la dégringolade entamée il y a six mois, mais les prix ont connu une baisse record. Les reventes de logements ont augmenté de 0,5 % par rapport à septembre à 6,24 millions d’unités (en rythme annuel), selon le groupement national des agents immobiliers (NAR). Le ralentissement de l’immobilier inquiète les économistes car il pourrait avoir des répercussions sévères sur la croissance en entravant l’appétit de consommation. David Lereah, le chef économiste de la NAR, a vu dans ces chiffres des signes de stabilisation. « Après une période d’ajustement des prix, nous verrons la confiance revenir et l’activité devrait redécoller au premier trimestre 2007 », a-t-il estimé.
L’économie américaine a donné hier de nouveaux signes de ralentissement du côté des entreprises comme des consommateurs, mais le marché immobilier résidentiel, crucial pour la croissance, pourrait être en voie de stabilisation.
Les commandes de biens durables ont accusé en octobre leur baisse la plus importante en six ans, reculant de 8,3 % par rapport à septembre, a annoncé le département du Commerce.
C’est une déception pour les analystes qui tablaient sur une baisse de l’ordre de 5 %, après +8,7 % en septembre.
Le rapport constitue « un signe sans ambiguïté que l’économie n’arrive pas à passer à la vitesse supérieure », a estimé David Herther, président de l’association des industriels NAM.
Après la publication, le dollar a de nouveau plongé pour atteindre son plus bas niveau en 20 mois face...