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TECHNOLOGIE Les pionniers japonais conçoivent déjà la «super haute définition»

Même si la «haute définition» (HD) n’en est qu’à ses balbutiements dans nombre de pays, les géants japonais de l’électronique voient loin avec la «super haute définition». Plusieurs de ces nouveaux téléviseurs, caméscopes et autres ordinateurs repoussant encore les frontières de l’image ultradétaillée ont figuré au Salon Ceatec, le grand rendez-vous annuel de l’électronique près de Tokyo. Spécialiste des technologies plasma, Pioneer présentait sur son stand un prototype d’écran capable de restituer un signal vidéo à la qualité près de seize fois supérieure à celle de la meilleure vidéo haute définition d’aujourd’hui (laquelle correspond à une suite d’images composées de deux trames de 1080 lignes sur 1920 points, appelée norme 1080p). Pour ce faire, Pioneer a réduit la taille de chaque point composant la dalle: il a ainsi réussi à loger près de 34 millions de pixels sur une surface de 100 pouces de diagonale, contre environ 2 millions en haute définition. «Pour le moment, nous n’avons fabriqué qu’une petite dalle prototype. Mais l’objectif est, bien entendu, d’arriver à l’avenir à équiper des téléviseurs de ce genre d’écran», explique un ingénieur de Pioneer. Une ambition qui nécessite toutefois bien des étapes avant d’arriver au stade de l’industrialisation, compte tenu de la complexité de fabriquer à grande échelle des produits requérant une telle minutie. Les visiteurs du Ceatec ont ainsi pu avoir un avant-goût de la «super haute définition» en assistant à une projection sur écran géant organisée par le groupe d’audiovisuel public nippon NHK et l’Association des fabricants d’appareils électroniques japonais. Ce court-métrage, qui montrait de majestueux paysages naturels, offre un rendu de texture impressionnant. À mi-chemin entre la HD et la Super HD, Sharp, pionnier des technologies d’affichage à cristaux liquides (LCD), proposait un écran de plus d’un mètre de diagonale affichant quelque 8,84 millions de pixels. Soit une image quatre fois plus détaillée que celles offertes par le meilleur format existant aujourd’hui, et qui «correspond à la qualité de la norme de cinéma numérique 4K», affirme-t-on chez Sharp. Le cinéma numérique, qui ne requiert pas de projecteur, est né à la fin des années 1990 après plus d’un siècle de cinéma analogique au format 35 mm. Le 4Kle standard le plus récent et le plus élevé n’a été dévoilé au public qu’en 2002, mais les grands studios de cinéma prévoient déjà de l’adopter comme standard mondial d’ici à quelques années. Les nouveaux écrans de télévision ultradétaillés offriront donc le meilleur niveau de restitution. Sharp, un ex-fabricant de crayons, qui s’est doté en août de l’usine de dalles-mères LCD la plus avancée du secteur, présentait aussi des écrans qui affichent deux ou trois images simultanément sur toute leur surface, en fonction de l’angle de vue. Il est ainsi possible pour une famille de regarder sans se disputer un match de football, un dessin animé et une émission culturelle en même temps et sur le même poste.
Même si la «haute définition» (HD) n’en est qu’à ses balbutiements dans nombre de pays, les géants japonais de l’électronique voient loin avec la «super haute définition».
Plusieurs de ces nouveaux téléviseurs, caméscopes et autres ordinateurs repoussant encore les frontières de l’image ultradétaillée ont figuré au Salon Ceatec, le grand rendez-vous annuel de l’électronique près de Tokyo.
Spécialiste des technologies plasma, Pioneer présentait sur son stand un prototype d’écran capable de restituer un signal vidéo à la qualité près de seize fois supérieure à celle de la meilleure vidéo haute définition d’aujourd’hui (laquelle correspond à une suite d’images composées de deux trames de 1080 lignes sur 1920 points, appelée norme 1080p).
Pour ce faire, Pioneer a réduit la taille de...