Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

ÉCLAIRAGE Une trêve pour soulager les populations et favoriser le dialogue

L’Autorité palestinienne et Israël se sont résignés à une trêve des hostilités pour donner un répit aux populations civiles exaspérées par la violence et favoriser, par des mesures de confiance, une éventuelle reprise du dialogue, estimaient hier des experts. L’Autorité palestinienne et son cabinet dirigé par le Hamas, aussi bien que le gouvernement israélien, sortent les mains vides de cinq mois de confrontations meurtrières dans la bande de Gaza et sans horizon pour un règlement politique. Côté palestinien, on compte plus de 400 morts, des destructions massives des infrastructures, une population et une économie asphyxiées par le bouclage de la bande de Gaza et le boycott international. « Les Palestiniens ont accepté ce cessez-le-feu sous la pression des incursions et des représailles israéliennes. Tout le monde est fatigué et a besoin d’une pause », affirme Nicolas Pelham, chercheur à l’Internationl Crisis Group. Cette trêve, qui s’applique seulement dans la bande de Gaza et non en Cisjordanie, permet aussi aux groupes armés durement frappés par les opérations ciblées israéliennes de se réorganiser, ajoute M. Pelham. Les dirigeants palestiniens, en tête desquels ceux du Hamas, dont le Premier ministre Ismaïl Haniyeh, ont en tout cas clairement indiqué que cette trêve avait avant tout pour but « d’alléger les souffrances du peuple palestinien ». Côté israélien, le gouvernement d’Ehud Olmert, au plus bas dans les sondages, doit faire face à la pression de l’opinion publique, qui a vu les roquettes continuer à tomber sur le sud d’Israël malgré les nombreuses opérations militaires destinées à les contrer. Les habitants de Sdérot, cible privilégiée des tirs, ne croient pas à la trêve et craignent une reprise des attaques. Les finances de la ville sont au plus mal, le chômage en pleine expansion et l’amertume des habitants à l’encontre des autorités, grandissante. Dix Israéliens sont morts dans le sud par ces tirs depuis 2000. M. Olmert « a été placé au pied du mur et sa seule alternative était de lancer de larges opérations, ce qui n’était pas très attrayant » pour les électeurs, explique Mark Heller, chercheur en science politique à l’Université de Tel-Aviv. « Israël a été incapable de forcer les Palestiniens à arrêter les tirs de roquettes et incapable de les forcer à libérer Gilad Shalit », le soldat enlevé le 25 juin par des groupes armés, dont la branche armée du Hamas, estime M. Heller. Les deux parties restent très prudentes sur l’avenir de la trêve fragile, violée à deux reprises depuis dimanche par des tirs de roquettes palestiniennes, mais espèrent qu’elle ouvrira la voie à une reprise des négociations de paix qui sont au point mort depuis plusieurs années. Mehdi LEBOUACHERA (AFP)
L’Autorité palestinienne et Israël se sont résignés à une trêve des hostilités pour donner un répit aux populations civiles exaspérées par la violence et favoriser, par des mesures de confiance, une éventuelle reprise du dialogue, estimaient hier des experts.
L’Autorité palestinienne et son cabinet dirigé par le Hamas, aussi bien que le gouvernement israélien, sortent les mains vides de cinq mois de confrontations meurtrières dans la bande de Gaza et sans horizon pour un règlement politique.
Côté palestinien, on compte plus de 400 morts, des destructions massives des infrastructures, une population et une économie asphyxiées par le bouclage de la bande de Gaza et le boycott international. « Les Palestiniens ont accepté ce cessez-le-feu sous la pression des incursions et des représailles israéliennes. Tout le...