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Vives condamnations dans les milieux politiques et appels à la retenue

Unis – une fois de plus – dans la douleur, les Libanais ont exprimé hier leur répulsion devant l’acte de barbarie qui a visé l’un des leurs. « C’est un crime dirigé contre le Liban entier, dans toutes ses composantes religieuses et communautaires. Il vise à saboter les efforts déployés par les Libanais en vue de l’unité nationale et de la paix civile », a estimé le président du Parlement, Nabih Berry. Le ministre des Affaires étrangères, Faouzi Salloukh, a exprimé sa profonde tristesse devant la disparition de celui qui incarnait « l’élite de la jeunesse libanaise », « l’un des leaders du pays qui s’est sacrifié pour le service du Liban », a-t-il dit. Pour le ministre de la Défense, Élias Murr, lui-même victime d’une tentative d’assassinat, « Pierre Gemayel est mort en martyr, à la veille de la fête de l’Indépendance, au nom de l’indépendance ». « L’assassinat de notre collègue et compagnon de route ne fera qu’accroître notre détermination et anoblir nos sacrifices quel qu’en soit le prix », a renchéri la ministre des Affaires sociales, Nayla Moawad. Le chef du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt, a indiqué pour sa part : « Nous continuerons à nous comporter de manière démocratique et pacifique comme nous l’avons fait depuis la tentative d’assassinat de Marwan Hamadé. Le tribunal international sera inéluctablement créé. Mais attention aux émotions qui conduisent à la discorde. » Dans un communiqué, le bloc parlementaire du Hezbollah a indiqué qu’« à un moment aussi difficile que celui que traverse le Liban, et alors que les Libanais exercent leurs droits à la divergence politique de manière pacifique et démocratique, le terrorisme a frappé tuant notre député et collègue Pierre Gemayel, l’un des leaders du parti Kataëb ». Le chef du Renouveau démocratique, Nassib Lahoud, a souligné dans un communiqué : « À la veille de la fête de l’Indépendance, notre compagnon de route et militant Pierre Gemayel (....), une des figures de proue de l’intifada de l’indépendance, a rejoint le cortège des grands martyrs du pays, morts (...) pour libérer le pays de la tutelle et de l’hégémonie. » Le Parti syrien national social a également réprouvé cet assassinat qui s’inscrit dans le « cadre d’un plan visant à semer la zizanie et à pousser le Liban vers l’inconnu ». Le parti du Bloc national a appelé à son tour les citoyens à poursuivre leur marche pour la liberté et l’indépendance, et à participer nombreux aux funérailles. Estimant que cet acte répréhensible « n’a aucune justification », le patriarche maronite, Mgr Nasrallah Sfeir, a immédiatement appelé les Libanais à « se contrôler, et s’éloigner de tout ce qui exacerbe la haine et les clivages ». Qualifiant l’assassinat de « terrible choc pour tous ceux qui avaient espéré que la situation au Liban ne devienne pas explosive », le mufti de la République, cheikh Mohammad Rachid Kabbani, a estimé que les Libanais doivent être plus que jamais conscients que « la sécurité du pays est prioritaire sur toute autre chose ». « L’État libanais et le gouvernement de Fouad Siniora sont le seul choix devant les Libanais pour sauvegarder le pays», a souligné le mufti Kabbani.
Unis – une fois de plus – dans la douleur, les Libanais ont exprimé hier leur répulsion devant l’acte de barbarie qui a visé l’un des leurs.
« C’est un crime dirigé contre le Liban entier, dans toutes ses composantes religieuses et communautaires. Il vise à saboter les efforts déployés par les Libanais en vue de l’unité nationale et de la paix civile », a estimé le président du Parlement, Nabih Berry.
Le ministre des Affaires étrangères, Faouzi Salloukh, a exprimé sa profonde tristesse devant la disparition de celui qui incarnait « l’élite de la jeunesse libanaise », « l’un des leaders du pays qui s’est sacrifié pour le service du Liban », a-t-il dit.
Pour le ministre de la Défense, Élias Murr, lui-même victime d’une tentative d’assassinat, « Pierre Gemayel est mort en martyr, à la...