Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Le mufti Jouzou s’élève contre les « manigances politiques » du Hezbollah

Le mufti du Mont-Liban, cheikh Mohammad Ali Jouzou, s’est élevé, dans une déclaration à la presse, contre ce qu’il a qualifié de « manigances politiques » du Hezbollah, soulignant sur ce plan que le parti chiite s’emploie à déformer certaines réalités. Commentant le dernier discours du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, et ses attaques répétées contre la majorité et le gouvernement de Fouad Siniora, le mufti Jouzou a notamment déclaré : « Le Hezbollah se laisse entraîner un peu trop dans des manigances politiques qui sont incompatibles avec les objectifs islamiques auxquels il est censé être fidèle. Le dernier discours du leader du parti déforme ainsi de nombreuses réalités et reflète des égarements politiques. Ces égarements sont apparus au lendemain de l’assassinat du président Hariri à l’occasion du meeting organisé le 8 mars 2005 sous le signe de la fidélité à la Syrie alors que celle-ci était déjà accusée d’avoir commandité l’assassinat. Ce meeting semblait ainsi apporter une couverture aux criminels. » Et le mufti Jouzou de poursuivre : « Le dernier discours (de Nasrallah) établit en outre une comparaison entre les manifestations qui ont abouti à la chute du gouvernement de Omar Karamé et les manifestations qui sont actuellement projetées. Cela déforme la réalité car le cabinet Karamé n’est pas tombé sous l’effet des manifestations mais plutôt sous le poids des conséquences de l’assassinat de Rafic Hariri et du discours de Bahia Hariri au Parlement. Quant au gouvernement actuel, il accomplit une mission noble en ayant recours au tribunal international afin de dévoiler ceux qui ont tenté de porter atteinte au Liban. » « D’autres réalités ont également été déformées, a ajouté cheikh Jouzou. Le Hezbollah est en effet le principal responsable de ce qui s’est produit le 12 juillet car il n’a consulté personne et le gouvernement était le dernier à avoir été informé de l’opération. Or le gouvernement est maintenant accusé d’être responsable de toutes les erreurs. C’est ainsi que, prétendument, c’est le gouvernement qui a déclaré la guerre au Liban, c’est lui qui a demandé à Israël de poursuivre son offensive pour détruire le Liban et liquider le Hezbollah, c’est lui qui a donné ses instructions pour se débarrasser de ce parti. Où est la logique dans tout cela ? Le gouvernement et le Premier ministre ont accompli une noble mission afin de sauver le pays et le Hezbollah. Comme signe de reconnaissance, des accusations ont été lancées dans le seul but de provoquer une instabilité sur la scène libanaise et de plonger le Liban dans des crises pour servir les intérêts de forces étrangères qui ne veulent pas du tribunal international. » Après avoir déploré le fait que le gouvernement est la cible d’attaques « pour défendre Bachar el-Assad et le régime syrien », cheikh Jouzou a conclu : « Depuis quand la Constitution accorde à une communauté le droit de faire chuter le gouvernement en retirant ses ministres ? Cela ne s’est jamais vu au Liban. Depuis quand la Constitution sert de couverture à des complots confessionnels et sectaires ? Ces égarements politiques portent préjudice au parcours du Hezbollah et à son devenir. »
Le mufti du Mont-Liban, cheikh Mohammad Ali Jouzou, s’est élevé, dans une déclaration à la presse, contre ce qu’il a qualifié de « manigances politiques » du Hezbollah, soulignant sur ce plan que le parti chiite s’emploie à déformer certaines réalités.
Commentant le dernier discours du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, et ses attaques répétées contre la majorité et le gouvernement de Fouad Siniora, le mufti Jouzou a notamment déclaré : « Le Hezbollah se laisse entraîner un peu trop dans des manigances politiques qui sont incompatibles avec les objectifs islamiques auxquels il est censé être fidèle. Le dernier discours du leader du parti déforme ainsi de nombreuses réalités et reflète des égarements politiques. Ces égarements sont apparus au lendemain de l’assassinat du président...