Les islamistes britanniques s’intéressent
aux gangs de rue pour recruter
le 20 novembre 2006 à 00h00
« Je voulais combattre pour la cause. » Ancien membre de gang de rue, Hanif Qadir a failli être recruté par des islamistes radicaux, qui en Grande-Bretagne semblent de plus en plus s’intéresser aux délinquants pour trouver de nouvelles recrues. « À ma connaissance, des membres de gangs ont été approchés par des radicaux », confie à l’AFP Hanif Qadir. Ces gangs forment de jeunes hommes sans peur, dotés d’un esprit d’équipe, que les extrémistes appâtent avec la promesse d’une rédemption pour les délits qu’ils auront perpétrés, explique-t-il. Selon lui, les plus exposés sont les musulmans britanniques d’Asie du Sud-Est, mais également les jeunes d’origine africaine ou des Caraïbes. Aujourd’hui « repenti », il dirige la Fondation active change, qui tente de faire sortir les délinquants de la rue et les préserver de l’influence des extrémistes. Il se dit inquiet face à ce phénomène. « Il y a seulement une certaine catégorie de personnes qui rejoignent des gangs. Vous voulez prouver quelque chose : “oui. Je suis le plus mauvais du voisinage” », explique M. Qadir. Et les recruteurs le savent. Ils les persuadent de leur remettre les sommes retirées des biens volés, qualifiées de « butin de guerre », et leur disent que leurs crimes seront effacés le jour du jugement dernier, ajoute-t-il. « Ben Laden est comme Bruce Lee » pour les gangs de rue, affirme de son côté Uanu Seshmi, cofondateur de la fondation Boyhood to Manhood. « Vous avez des groupes fondamentalistes (...) qui ciblent les jeunes Noirs », assure-t-il. Les groupes extrémistes attirent ces jeunes avec des pamphlets, des sites Internet et des chansons hip-hop glorifiant Oussama Ben Laden et les invitant à combattre l’injustice envers les musulmans, explique-t-il.
« Je voulais combattre pour la cause. » Ancien membre de gang de rue, Hanif Qadir a failli être recruté par des islamistes radicaux, qui en Grande-Bretagne semblent de plus en plus s’intéresser aux délinquants pour trouver de nouvelles recrues. « À ma connaissance, des membres de gangs ont été approchés par des radicaux », confie à l’AFP Hanif Qadir. Ces gangs forment de jeunes hommes sans peur, dotés d’un esprit d’équipe, que les extrémistes appâtent avec la promesse d’une rédemption pour les délits qu’ils auront perpétrés, explique-t-il. Selon lui, les plus exposés sont les musulmans britanniques d’Asie du Sud-Est, mais également les jeunes d’origine africaine ou des Caraïbes. Aujourd’hui « repenti », il dirige la Fondation active change, qui tente de faire sortir les délinquants de la rue...
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