Pour commencer une affaire au Liban, il faut près de 46 jours, contre 40,9 en moyenne dans le reste de la région MENA. Et pour obtenir les licences nécessaires, il faut attendre 275 jours, contre 206,9 dans les pays voisins.
En revanche, le nombre de procédures requises est moindre que dans le reste de la région, 16 au Liban contre 19,9 ailleurs. Du moins ce qu’affirme l’enquête Doing Business 2007, réalisée par la Société financière internationale, bras droit privé de la Banque mondiale, cité par le Lebanon Weekly Monitor de Audi Bank.
Cette enquête donne une idée de la facilité de faire des affaires dans 175 pays étudiés, en prenant en compte leur environnement réglementaire et juridique. Les critères considérés sont donc le temps nécessaire pour commencer une affaire ; le délai et le nombre de procédures pour obtenir les licences, pour recruter ou licencier les employés, pour enregistrer les actes de propriétés ainsi que les facilités de crédit, la protection des investisseurs, le commerce avec l’étranger, la fiscalité, la mise en œuvre des contrats et enfin le délai de fermeture d’une affaire.
Globalement, sur les 175 pays étudiés, le Liban a été classé 86e, et 8e sur les 17 pays de la zone MENA. Régionalement, le Liban est second en termes d’obtention de crédit, 4e quant aux recrutements, 5e en terme de protection des investisseurs, 7e pour commencer une affaire et gérer les licences ; 9e lorsqu’il s’agit de commercer avec l’extérieur, 10e pour enregistrer les actes de propriétés, 12e en terme de fermeture de l’affaire et 14e dans l’application des contrats.
Dans la région, c’est en Israël où il est le plus facile de faire des affaires, suivi de l’Arabie saoudite, du Koweït, d’Oman, des Émirats et de la Jordanie.
Dans le monde, Singapour s’impose comme le pays dont l’environnement est le plus favorable aux affaires, suivi de la Nouvelle-Zélande, des États-Unis, du Canada, de la Chine et du Royaume-Uni.
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