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ÉVÉNEMENT - Tambours et trompettes au centre-ville Dolce&Gabbana ouvre un Flagship à Beyrouth

Tony Salamé a encore frappé. Indécrottable dans sa conviction que « qui n’avance pas recule », le jeune PDG d’Aïshti refuse l’attentisme. Beyrouth est son Soyouz, son Cap Canaveral, envers et contre tout. On se souvient du spectaculaire fashion show donné en début de saison, à la suite duquel Infinity avait offert en loterie la toute nouvelle « M ». Hier soir, ignorant souverainement la frigidité ambiante, Salamé réunissait à nouveau une foule d’amis et d’inconditionnels pour l’ouverture de son nouveau magasin Dolce&Gabbana. Pour la petite histoire, le décor a été acheminé par avion pour être installé à temps. Depuis hier donc, en champagne, en tambours et en trompettes, Beyrouth a ouvert à son tour une enseigne exclusive Dolce&Gabbana, dûment dotée de la collection impériale des deux acolytes, le must have de l’année. Fils d’un couturier de Palerme, Domenico Dolce, né en 1958, a appris très tôt le métier de son père, dans l’atelier familial. Stefano Gabbana est né à Milan en 1962. Après des études en graphic design, il fait des stages dans la publicité. Deux créatifs que rien, a priori, ne destine à faire ensemble la carrière fulgurante que l’on sait. Mais c’est compter sans les petits arrangements du hasard. Au début des années 80, ils sont l’un et l’autre embauchés dans un bureau de design. Appelés à développer des projets en tandem, ils se découvrent d’incroyables affinités qui les conduisent à s’établir en indépendants. En octobre 1985, ils participent sous leurs deux noms à un concours de mode féminine adressé aux jeunes talents. Une date-clé pour le duo qui célébrait en 2005 le 20e anniversaire de sa marque. C’est la Chine qui leur offrira leur plus somptueux cadeau : une licence qui les autorise à travailler dans la République populaire sans partenaire local. Une première pour l’Italie ! D’année en année, le succès de D&G ne se dément pas. En 1993, Madonna leur offre un extraordinaire tremplin en passant commande de 1 500 costumes de scène pour son Girlie Show Tour. D’autres, comme Kylie Minogue et Whitney Houston, suivront l’exemple. « Symphonie héroïque » ? La collection de l’hiver 2007 est déjà célébrée par les plus grands magazines de mode comme la plus spectaculaire de l’année. Inspirée de la mode napoléonienne, du charme sophistiqué, du romantisme échevelé et de l’allure caractéristique des parades de l’Empire, la collection D&G a opté pour une identité très forte. Caracos très cintrés, agrémentés de boutons métalliques, cols droits, lavallières, broderies militaires, brandebourgs, palette de sable, de craie ou de glace traversée de rouge et d’or : certains penseront à la Symphonie héroïque. Mais il n’y a pas de Beethoven dans cette pluie de paillettes. On croirait le tout sorti d’une boîte à musique, qui jouerait plutôt Casse-Noisettes. Détournement du militaire, désacralisation de l’uniforme, enfin un peu de légèreté dans un millénaire qui s’annonce, comment dire, brutal…
Tony Salamé a encore frappé. Indécrottable dans sa conviction que « qui n’avance pas recule », le jeune PDG d’Aïshti refuse l’attentisme. Beyrouth est son Soyouz, son Cap Canaveral, envers et contre tout. On se souvient du spectaculaire fashion show donné en début de saison, à la suite duquel Infinity avait offert en loterie la toute nouvelle « M ». Hier soir, ignorant souverainement la frigidité ambiante, Salamé réunissait à nouveau une foule d’amis et d’inconditionnels pour l’ouverture de son nouveau magasin Dolce&Gabbana. Pour la petite histoire, le décor a été acheminé par avion pour être installé à temps. Depuis hier donc, en champagne, en tambours et en trompettes, Beyrouth a ouvert à son tour une enseigne exclusive Dolce&Gabbana, dûment dotée de la collection impériale des deux acolytes, le...