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Actualités - Chronologie

BD Le festival des bulles…

PARIS, de Marie-Jeanne Matar Eid Aimez-vous les bulles? Les bulles aériennes et volatiles qui s’échappent, libres et sonores, de la bouche de nos héros d’enfance, ces marmots boudeurs à la mèche jaune et rebelle répondant aux noms bizarroïdes de Titeuf, Agrippine et compagnie… Les aficionados de ces bulles trépignant sur les pages glacées des albums de dessin avaient justement réservé le long week-end de la Toussaint pour aller faire un détour au port de Saint-Malo transformé, à cette occasion, en une capitale du 9e art. Un pur appel à l’évasion avec le festival Quai des Bulles qui contribue, depuis les dernières 26 années, à promouvoir la bande dessinée dans tous ses états. Les professionnels de l’image et du graphisme rendaient hommage, cette année, à Dino Battaglia, disparu le 4 octobre 1983 à Milan. Battaglia ou «Bataille l’Unique» concevait son travail de dessinateur et d’auteur à la manière des écrivains modernes du XXe siècle, ceux qui s’affranchirent, non sans grand mal, des contraintes quasi immuables érigées par leurs augustes prédécesseurs. À ses yeux, la planche était un tout graphique et non une simple succession ordonnée de vignettes. Il lui fallait détruire le bloc page afin de libérer ses dessins. Les vignettes, étant dépossédées de leurs habituels cadres, prenaient une nouvelle dimension. Ainsi, le blanc de la page n’était plus un cadre vide, mais un espace entrouvert sur une nouvelle étendue temporelle. Battaglia développa une écriture personnelle, noire et charbonneuse. Passionné des textes littéraires classiques français, il adapta avec son épouse les œuvres de Balzac et de Proust. Comme eux, il insuffla à ses récits une singulière saveur et l’on baigne avec les personnages dans les ambiances particulières des provinces françaises. D’autres dessins, des centaines même, côtoient ceux de Battaglia. D’ailleurs, une longue liste d’artistes attend les visiteurs impatients devant la porte du palais du Grand Large. Pour les férus du 9° art, ils reconnaîtront les signatures remarquées de Nini Bombardier et Coyote, de Jean-Claude Götting, de David Prudhomme et de Joe G. Pinelli… C’est bien la thématique centrale de «l’image projetée» qui a régi les multiples projections de l’édition 2006 de ce festival: avec les séances du Cinéma, celles du Conte à Bulles et les Remparts d’images. Un festival vivant, dynamique et bouillonnant de l’avis de tous. En savoir plus sur: www.quaidesbulles.com
PARIS, de Marie-Jeanne Matar Eid

Aimez-vous les bulles? Les bulles aériennes et volatiles qui s’échappent, libres et sonores, de la bouche de nos héros d’enfance, ces marmots boudeurs à la mèche jaune et rebelle répondant aux noms bizarroïdes de Titeuf, Agrippine et compagnie…
Les aficionados de ces bulles trépignant sur les pages glacées des albums de dessin avaient justement réservé le long week-end de la Toussaint pour aller faire un détour au port de Saint-Malo transformé, à cette occasion, en une capitale du 9e art. Un pur appel à l’évasion avec le festival Quai des Bulles qui contribue, depuis les dernières 26 années, à promouvoir la bande dessinée dans tous ses états.
Les professionnels de l’image et du graphisme rendaient hommage, cette année, à Dino Battaglia, disparu le 4 octobre 1983 à...