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COMMERCE OMC : l’UE demande l’engagement des États-Unis pour une relance de Doha

Le président de la Commission européenne, José Manuel Durao Barroso, a demandé hier un « engagement renouvelé » des Américains pour relancer les négociations de Doha à l’OMC, au lendemain des élections à mi-mandat aux États-Unis. « Il est très important, maintenant que les élections sont passées, que nous ayons un engagement renouvelé du côté américain pour faire revivre les négociations de Doha », a expliqué M. Barroso à la presse, en s’engageant à travailler étroitement avec les États-Unis sur cet objectif. De son côté, le commissaire européen au Commerce, Peter Mandelson, estime qu’il existe, après les élections à mi-mandat aux États-Unis, une « brève fenêtre de tir pour réanimer les négociations du cycle de Doha » à l’Organisation mondiale du commerce, a indiqué son porte-parole, Peter Power. « Nous allons travailler de manière constructive avec l’Administration (du président George W. Bush) et le nouveau Congrès aux États-Unis », a commenté M. Mandelson, cité par son porte-parole, après des élections qui ont vu les démocrates, traditionnellement plus sensibles aux sirènes protectionnistes, récupérer le contrôle de la Chambre des représentants et peut-être même du Sénat. M. Power a rappelé que le commissaire européen avait profité de sa visite le mois dernier à Washington pour rencontrer tous les leaders de l’aile démocrate du Congrès. « Il va utiliser ces contacts dans les semaines qui viennent pour encourager une approche bipartisane à Washington qui permette une relance des discussions », a-t-il ajouté. Actuellement en Chine, où il a appelé Pékin à un engagement plus fort dans les négociations, M. Mandelson se rendra prochainement en Inde, un autre acteur-clef du cycle de Doha. La reprise des négociations, suspendues sine die en juillet dernier, est en partie conditionnée par une amélioration de l’offre des États-Unis sur la réduction des soutiens internes à leurs agriculteurs. Mais le succès des démocrates, dont certains des candidats ont utilisé une rhétorique ouvertement hostile au libre-échange pendant la campagne électorale, n’est pas jugé de bon augure pour l’avenir du cycle. Le directeur général de l’OMC, Pascal Lamy, qui a fait un long séjour aux États-Unis juste avant les élections, a rappelé récemment que le Congrès américain devrait envoyer deux signaux positifs dans les prochains mois pour éviter un échec définitif du cycle : une réforme de la Farm Bill (loi d’orientation agricole) et une prolongation de la délégation accordée au président Bush pour négocier librement des accords commerciaux, qui expire l’été prochain.

Le président de la Commission européenne, José Manuel Durao Barroso, a demandé hier un « engagement renouvelé » des Américains pour relancer les négociations de Doha à l’OMC, au lendemain des élections à mi-mandat aux États-Unis.
« Il est très important, maintenant que les élections sont passées, que nous ayons un engagement renouvelé du côté américain pour faire revivre les négociations de Doha », a expliqué M. Barroso à la presse, en s’engageant à travailler étroitement avec les États-Unis sur cet objectif.
De son côté, le commissaire européen au Commerce, Peter Mandelson, estime qu’il existe, après les élections à mi-mandat aux États-Unis, une « brève fenêtre de tir pour réanimer les négociations du cycle de Doha » à l’Organisation mondiale du commerce, a indiqué son porte-parole,...