Amélie Mauresmo, tête de série numéro un, a bien mal attaqué la défense de son titre hier à Madrid, en ouverture du Masters féminin, balayée 6-2, 6-2 par la Russe Nadia Petrova, 5e mondiale dans son premier match de poule.
« Il n’y a pas eu de miracle. Malheureusement, mon manque de préparation m’a rattrapée sur ce match. Il n’y a rien de positif à retirer, d’autant qu’elle n’a pas fait un gros match », a déclaré Amélie Mauresmo. « Mes temps de réaction n’étaient pas bons, ma vision du court non plus. » La Française, qui n’avait plus joué un match officiel depuis le 18 octobre en raison d’une blessure à l’épaule, a clairement manqué de compétition et de rythme. Très rapidement menée 3-0, elle a en fait créé l’événement en sauvant une balle de set grâce à l’arbitrage vidéo, alors que Nadia Petrova avait déjà rejoint sa chaise. Dans la deuxième manche, la Française a cédé sa mise en jeu au quatrième jeu. Incapable de remporter des points gratuits grâce à son service, régulièrement en manque d’oxygène sur les longs rallyes, elle a profité de la nervosité de son adversaire pour écarter trois balles de match consécutives alors qu’elle était menée 1-5. Mais dans le jeu suivant, la solide Russe concluait à sa quatrième occasion (6-2, 6-2) au bout de 1h13.
Il reste deux matches, aujourd’hui et demain, face à Justine Henin-Hardenne et Martina Hingis (dans un ordre jusqu’alors indéterminé), à Amélie Mauresmo pour sauver sa place de numéro un mondiale. « L’avantage de la formule du Masters, c’est qu’une défaite n’engendre pas l’élimination », a souligné Amélie Mauresmo. « Il reste un peu d’espoir. Je ne sais pas si je peux gommer mes retards en deux jours. Je sais que je peux passer de choses très mauvaises à de très bonnes choses. J’espère que ce sera le cas ici », a-t-elle dit. « Mercredi, je vais bosser, passer du temps sur le terrain, disputer des sets d’entraînement avec mon coach Loïc Courteau ou les joueuses qui sont ici en tant que remplaçantes. On verra. Ce que je veux, c’est me présenter dans des conditions meilleures. Pour moi et pour tout le monde. Il n’y a pas de forfait envisagé. » Cet échec initial ne ruine pas ses chances de terminer en tête de la hiérarchie mondiale. Il lui faut toujours remporter le titre et espérer que Maria Sharapova ne dépasse pas les demi-finales et que Justine Henin-Hardenne termine quatrième du groupe.
Pour sa part, la Russe Maria Sharapova, surpuissante, a fait forte impression lors de sa nette victoire sur sa compatriote Elena Dementieva (6-1, 6-4).La diva moscovite fait plus que jamais figure de favorite du tournoi et, pourquoi pas, pour la première place mondiale. Pour cela, il faudra qu’elle atteigne au minimum la finale, ce qui, au vu de son match de mardi, est parfaitement plausible, d’autant qu’elle affiche une confiance au zénith. Après sa victoire à l’US Open, le deuxième titre du grand chelem de sa carrière, elle a successivement remporté les tournois de Zurich et Linz. Mardi, elle a ainsi empoché sa dix-septième victoire de rang, si on excepte son forfait en quarts de finale à Moscou. Affûtée, elle a dominé du fond du court une Dementieva handicapée, comme si souvent par un service indigne à ce niveau (16 doubles fautes).
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