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Actualités - Chronologie

Édition Vedette du Salon du livre d’Alger, Yasmina Khadra suscite la polémique

L’écrivain algérien Yasmina Khadra, auteur de L’attentat et Des hirondelles de Kaboul, a suscité la polémique lors du Salon international du livre d’Alger pour ses positions abruptes sur les conflits du Moyen-Orient. L’ancien militaire, dont le vrai nom est Mohammad Moulessouhoul, l’œil malicieux, le sourire caustique, un tantinet provocant, était omniprésent au salon regroupant 700 éditeurs. Il est l’écrivain le plus recherché du salon, qui se termine le 10 novembre, devant les habitués comme l’avocat français Jacques Vergès, le militant communiste Henri Alleg, le journaliste suisse Charles-Henri Favrod ou l’ex-otage italienne Guiliana Sgrena. Des centaines de lecteurs ont patiemment attendu pour une dédicace de son dernier livre, Les sirènes de Bagdad. Par ailleurs, l’écrivain a fait salle comble au café littéraire du salon. Auteur à succès, il n’a pas hésité à asséner « ses vérités » au risque d’incommoder. « Je ne cherche pas la gloire, je l’ai », a-t-il dit à l’adresse de la presse algérienne accusée de ne pas l’inviter à ses débats littéraires. « Je suis mégalomane, je n’ai donc pas froid aux yeux. » Il a vivement pris à partie un critique du journal al-Khabar, qui avait suggéré que le roman Ô Maria de l’écrivain algérien Anouar Benmalek sur l’inquisition espagnole était assimilable aux caricatures anti-Mohammad de la presse danoise. « Anouar Benmalek est dans un état lamentable, parce qu’un journaliste l’a accusé de s’attaquer à l’islam », a lancé Yasmina Khadra. L’écrivain aurait reçu des menaces et a peur de rentrer en Algérie, selon lui. « C’est un journaliste criminel », a-t-il dit. Pour Ali Djerri, directeur d’al-Khabar, Yasmina Khadra a réagi « comme un militaire, qui croit pouvoir donner des ordres ». Devant l’auditoire, Yasmina Khadra a fait valoir qu’à travers ses romans, il voulait « lutter contre l’idée présentant le terrorisme comme une pathologie » et contrecarrer « ceux qui croient que le terrorisme est une seconde nature chez les Arabes ». « Les Arabes sont ceux qui souffrent le plus du terrorisme et qu’on essaie ainsi d’isoler dans leur tragédie », a-t-il ajouté. « À travers mes livres, je prends l’Occident par la main et je l’emmène au commencement du malentendu. » L’écrivain donne « au lecteur arabe à voir ce que ses gouvernants lui cachent » et « prête ses mots à ceux qui ne peuvent s’exprimer ». Yasmina Khadra a rétorqué à ses détracteurs : « Si vous voulez que les jeunes Palestiniens ne se fassent plus exploser (dans des attentats-suicide), donnez-leur des blindés, des mitrailleuses et des hélicoptères. »
L’écrivain algérien Yasmina Khadra, auteur de L’attentat et Des hirondelles de Kaboul, a suscité la polémique lors du Salon international du livre d’Alger pour ses positions abruptes sur les conflits du Moyen-Orient.
L’ancien militaire, dont le vrai nom est Mohammad Moulessouhoul, l’œil malicieux, le sourire caustique, un tantinet provocant, était omniprésent au salon regroupant 700 éditeurs.
Il est l’écrivain le plus recherché du salon, qui se termine le 10 novembre, devant les habitués comme l’avocat français Jacques Vergès, le militant communiste Henri Alleg, le journaliste suisse Charles-Henri Favrod ou l’ex-otage italienne Guiliana Sgrena.
Des centaines de lecteurs ont patiemment attendu pour une dédicace de son dernier livre, Les sirènes de Bagdad. Par ailleurs, l’écrivain a fait salle comble au...