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Le Hezbollah, Berry, Aoun, Damas et Téhéran se déchaînent contre Washington

Les accusations de Washington prêtant à la Syrie, à l’Iran, au Hezbollah et à leurs alliés libanais le dessein de renverser le gouvernement Siniora ont provoqué une levée de boucliers parmi les forces prosyriennes au Liban, leurs alliés, ainsi que de la part des autorités syriennes et iraniennes. «Les dernières déclarations américaines sont une ingérence flagrante dans les affaires intérieures libanaises concernant les choix du peuple libanais », a ainsi affirmé le Hezbollah, selon lequel « la position américaine vise à empêcher un règlement politique recherché par toutes les parties » libanaises. Cette position « vise aussi à jeter le Liban dans la bataille de Washington contre les forces, et les États amis du Liban et de son peuple, notamment la Syrie et l’Iran ». Et le texte d’ajouter que les États-Unis cherchent à « faire du Liban un instrument de la guerre de l’Administration Bush contre ceux qu’ils considèrent comme des ennemis », en allusion encore une fois à Damas et Téhéran. « Cette violation américaine de notre souveraineté nationale n’empêchera pas notre peuple d’avoir recours à tous ses droits constitutionnels, notamment le droit de manifester, de voter et de choisir son gouvernement », assène enfin le communiqué du Hezb. Le président de la Chambre, Nabih Berry, avait lui aussi abondé dans ce sens, estimant, avant-hier, que « les Libanais n’avaient pas besoin des conseils de ceux qui défendent Israël qui viole tous les jours les résolutions de l’ONU sans que cela ne provoque des réactions à la Maison-Blanche ». Pour le n° 2 de l’État, la sollicitude de Washington pour le gouvernement Siniora est suspecte : « Certaines amours sont fatales », a-t-il dit en se demandant si la déclaration américaine sur le Liban traduisait un souci pour le gouvernement ou un avertissement à son adresse. Pour sa part, le député Michel Aoun a affirmé qu’il est « regrettable que les plus hautes autorités américaines fassent circuler des informations fausses », ajoutant qu’il est « temps que Washington comprenne qu’il appartient au peuple libanais de décider de son gouvernement ». Outre-Masnaa, la réponse aux accusations américaines n’a pas tardé non plus. « Les informations propagées par l’Administration américaine selon lesquelles la Syrie, l’Iran et le Hezbollah tentent de déstabiliser la situation au Liban sont inexactes », a affirmé un responsable au ministère syrien des Affaires étrangères. « Dès le retrait de ses forces du Liban, la Syrie avait annoncé qu’elle soutenait tout accord qui serait conclu entre Libanais à travers leur dialogue national », a poursuivi ce responsable, ajoutant que « le Liban ne peut être géré que par une entente nationale ». Signalons que dans une première réaction, l’ambassade de Syrie à Washington a qualifié les déclarations américaines de « ridicules » et d’« infondées », accusant les États-Unis de fomenter l’instabilité au Liban. Et à Téhéran, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré, interrogé par Reuters, que les accusations américaines « visent à semer la division au sein du peuple libanais et de son gouvernement ».
Les accusations de Washington prêtant à la Syrie, à l’Iran, au Hezbollah et à leurs alliés libanais le dessein de renverser le gouvernement Siniora ont provoqué une levée de boucliers parmi les forces prosyriennes au Liban, leurs alliés, ainsi que de la part des autorités syriennes et iraniennes.
«Les dernières déclarations américaines sont une ingérence flagrante dans les affaires intérieures libanaises concernant les choix du peuple libanais », a ainsi affirmé le Hezbollah, selon lequel « la position américaine vise à empêcher un règlement politique recherché par toutes les parties » libanaises. Cette position « vise aussi à jeter le Liban dans la bataille de Washington contre les forces, et les États amis du Liban et de son peuple, notamment la Syrie et l’Iran ». Et le texte d’ajouter que les...