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Téhéran table sur les « divergences » entre les grandes puissances

L’Iran maintient une position de défi en développant son programme d’enrichissement d’uranium malgré les menaces de sanctions du Conseil de sécurité, tablant sur les « divergences » entre les grandes puissances. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Mohammad Ali Hosseini, a salué hier la position de la Russie et de la Chine qui « privilégient la voie des négociations ». « Des divergences de vues entre les parties sont très visibles, c’est-à-dire entre les États-Unis et les Européens, d’un côté, et la Russie et la Chine, de l’autre (...) », a-t-il déclaré. « La Russie et la Chine ont des positions totalement différentes des Européens. La Russie ne veut pas de sanctions (contre l’Iran) et ne veut pas fermer la voie des négociations, et les Chinois ont des positions proches », a-t-il ajouté. Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (États-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne, Chine) et l’Allemagne étudient actuellement un projet de résolution pour imposer des sanctions à l’Iran. Ces sanctions, qui cibleraient les programmes nucléaire et balistique iraniens, visent à obtenir de l’Iran qu’il suspende son enrichissement d’uranium. Mais Téhéran a ignoré la résolution 1696 du Conseil de sécurité qui lui donnait jusqu’au 31 août pour suspendre ces activités. Signe des difficultés pour aboutir à un accord, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a rejeté le projet de résolution préparé par les Européens, affirmant qu’il ne correspondait pas aux objectifs fixés préalablement par les grandes puissances. Pour sa part, la Chine n’a pas encore pris de position officielle, mais Pékin – tout comme Moscou – est un partenaire économique de taille de l’Iran. M. Hosseini a également minimisé l’importance de la mise en route de la seconde cascade de 164 centrifugeuses dans les installations d’enrichissement de Natanz. L’Iran a officiellement confirmé samedi avoir installé et utilisé avec succès une deuxième cascade de centrifugeuses destinées à l’enrichissement d’uranium. « La seconde cascade fait partie des activités de recherche du pays qui sont conformes au TNP. Il n’y a rien de nouveau », a déclaré M. Hosseini. « C’est la poursuite des activités légales qui sont sous le contrôle de l’AIEA, et il n’y a aucun détournement », a-t-il affirmé. « Nous allons poursuivre avec force nos activités », a-t-il ajouté.
L’Iran maintient une position de défi en développant son programme d’enrichissement d’uranium malgré les menaces de sanctions du Conseil de sécurité, tablant sur les « divergences » entre les grandes puissances.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Mohammad Ali Hosseini, a salué hier la position de la Russie et de la Chine qui « privilégient la voie des négociations ». « Des divergences de vues entre les parties sont très visibles, c’est-à-dire entre les États-Unis et les Européens, d’un côté, et la Russie et la Chine, de l’autre (...) », a-t-il déclaré. « La Russie et la Chine ont des positions totalement différentes des Européens. La Russie ne veut pas de sanctions (contre l’Iran) et ne veut pas fermer la voie des négociations, et les Chinois ont des positions proches...