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Asdeam, une plate-forme de dialogue

CHRONOLOGIE
30/10/2006
Association suisse à but non lucratif, apolitique et non confessionnelle, l’Asdeam a pour vocation de « revisiter et reformuler le débat sur les relations entre le monde arabo-islamique et l’Occident dans un esprit d’ouverture et de respect mutuel. Son objectif est de fournir un espace de liberté ouvert à tous les questionnements et une plate-forme pour le lancement d’initiatives concrètes ». C’est sur cette base qu’un groupe d’universitaires, de diplomates et d’économistes, venant d’Europe et du monde arabo-islamique, ont pris cette initiative. L’Asdeam déploie ses activités autour de l’organisation de colloques et de séminaires sur des « sujets relatifs aux espaces islamiques et occidentaux », de la constitution d’une fondation et d’un soutien à la création d’un institut de recherche afin de réaliser ses objectifs. Rencontre avec le président de l’Asdeam, Hassan Ghaziri, qui est également professeur des sciences de la décision, de l’information et de la communication en visite à l’École polytechnique fédérale de Lausanne. 1- Comment avez-vous choisi le thème de cette conférence ? « Nous cherchons à démonter les mécanismes de la guerre et à analyser les problèmes qu’elle engendre. Un de ces problèmes est le défi à l’ordre mondial, normalement assuré par le droit, et la guerre au Liban est une de ces illustrations. C’est pour cela que nous avons choisi une approche juridique. » 2- Pourquoi créer l’Asdeam ? « C’est une prise de conscience de l’impasse dans laquelle se trouve le monde islamique et arabe, et de la nécessité de développer un discours capable d’ouvrir de nouvelles perspectives à nos sociétés. Donc l’association a été créée dans le but d’établir ensuite un centre de recherche, un “ think tank ”, indépendant de tous les centres de pouvoir politique et économique, et qu’il se mette au service des sociétés arabes, islamiques et européennes, avec pour objectif de les rapprocher dans le cadre d’un partenariat non seulement intellectuel et académique, mais aussi économique et politique. Il y a des tensions et des choses à apprendre des deux côtés. Chacun gagnerait à s’ouvrir à l’autre pour résoudre ces tensions verbales, morales et physiques. » 3- Qui animera le centre ? « Lorsque l’on veut établir un centre de recherche pour réfléchir à tête reposée, il faut d’abord passer par la création d’une association qui fasse connaître les objectifs et qui permette de recueillir les fonds nécessaires. Ce centre accueillera des chercheurs européens, arabes et issus du monde islamique. Ce sera un espace ouvert. Nous avons exprimé notre volonté de rapprocher les mondes occidental et arabo-islamique. »

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