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La situation à Bagdad est « sombre », affirme un ministre britannique

« La situation est sombre, ce n’est pas la peine de le nier », a déclaré hier le ministre britannique pour le Développement international Hilary Benn sur la BBC, soulignant cependant que la violence était « concentrée dans certaines parties » du pays. « Elle s’est aggravée, il n’y a aucun doute là-dessus, a-t-il ajouté, mais, au final, c’est à eux, les Irakiens, de régler cela. » Alors que Londres et Washington s’interrogent sur leur stratégie à venir, plusieurs députés britanniques de la majorité et de l’opposition ont demandé mercredi un débat sur la question au Parlement, faisant valoir qu’elle n’y avait pas été débattue depuis deux ans. À la lumière de la « désintégration sociale et politique », les députés doivent pouvoir « examiner la politique actuelle et le rôle des troupes britanniques en Irak », ont écrit les signataires de cet appel. L’initiative est coordonnée par le député conservateur Malcolm Rifkind. Parmi les signataires figurent le travailliste Tony Wright, le libéral-démocrate Michael Moore et le leader du Parti national écossais SNP Alex Salmond. Les deux partis d’opposition ont tous deux demandé un débat au Parlement sur l’Irak, une guerre de plus en plus impopulaire en Grande-Bretagne. Selon un sondage paru mardi dans le Guardian, une majorité de Britanniques veulent que leurs troupes soient retirées d’Irak avant la fin de l’année, même si elles n’ont pas fini leur mission dans ce pays. Par ailleurs, la France a rappelé hier son souhait de voir une « perspective » de retrait des forces étrangères d’Irak, après qu’un haut responsable militaire américain eut évoqué un transfert des opérations de sécurité aux forces irakiennes dans un délai de 12 à 18 mois.

« La situation est sombre, ce n’est pas la peine de le nier », a déclaré hier le ministre britannique pour le Développement international Hilary Benn sur la BBC, soulignant cependant que la violence était « concentrée dans certaines parties » du pays. « Elle s’est aggravée, il n’y a aucun doute là-dessus, a-t-il ajouté, mais, au final, c’est à eux, les Irakiens, de régler cela. » Alors que Londres et Washington s’interrogent sur leur stratégie à venir, plusieurs députés britanniques de la majorité et de l’opposition ont demandé mercredi un débat sur la question au Parlement, faisant valoir qu’elle n’y avait pas été débattue depuis deux ans. À la lumière de la « désintégration sociale et politique », les députés doivent pouvoir « examiner la politique actuelle et le rôle des troupes...