Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Berry annoncera sa « surprise » mercredi matin à Aïn el-Tiné

Il faudra attendre encore trois jours pour savoir quelle est la nature du « cadeau » promis par le président de la Chambre, Nabih Berry, pour la fête du Fitr. M. Berry a en effet décidé de tenir une conférence de presse mercredi à 11h à Aïn el-Tiné pour annoncer sa « surprise ». Aucune information précise n’a pour l’instant circulé autour de la teneur potentielle de cette conférence de presse, ce qui n’est pas sans alimenter le profond scepticisme de certains, qui pensent que la montagne accouchera en fait d’une souris. Les rumeurs prêtent au président de la Chambre une mission de conciliation interne, qui dépendrait en réalité d’un dialogue régional apparemment improbable, sinon impossible, entre l’Arabie saoudite et l’Iran. Cette mission devrait se traduire à l’intérieur soit par une reprise du dialogue par le biais de nouveaux procédés et de nouveaux circuits – notamment à travers une rencontre entre le chef du Courant du futur, Saad Hariri, et le secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah –, soit, selon certaines théories, par un élargissement du gouvernement qui viendrait donner une satisfaction relative aux partisans d’un gouvernement d’entente nationale. Cependant, la nouvelle formule ministérielle envisageable reste, dans le cadre de cette possibilité virtuelle, parfaitement floue à l’heure actuelle. L’initiative Berry paraît surtout être mue par une volonté d’apaisement interne pour empêcher une reprise des hostilités, ne serait-ce que sur le plan des querelles politiques, entre les deux camps qui se partagent actuellement le pays. D’autant que l’Arabie saoudite a sérieusement mis en garde contre une nouvelle déstabilisation politique dans le pays, à l’heure où une autre menace bien plus grave, celle de la déstabilisation sécuritaire, est toujours de mise. Ryad avait, rappelons-le, convoqué d’urgence son ambassadeur à Beyrouth, Abdel Aziz Khoja, pour discuter de la situation libanaise. Il paraît anodin de préciser que le retour du spectre de la déstabilisation sécuritaire n’est pas vraiment une coïncidence au moment où la question de la fondation du tribunal international est désormais dans sa phase finale. Il est d’ailleurs à se demander, dans ce contexte, si la désescalade dépend exclusivement des souhaits des acteurs internes. En d’autres termes, si elle peut devenir réalité tant que la Syrie, par exemple, campe sur les mêmes positions. Il n’est pas inutile de rappeler qu’en l’an 2000, alors que le Liban était toujours sous occupation syrienne, Nabih Berry avait tenté de jouer un rôle de conciliateur. Mais il s’était heurté, à l’époque, à la mauvaise humeur de Damas. À la suite de son déplacement à Bkerké, peu après le fameux manifeste initiateur de la dynamique qui devait déboucher cinq ans plus tard sur l’intifada de l’indépendance, il s’était fait taper sur les mains par la Sublime Porte, et ses efforts s’étaient arrêtés là. Certes, Damas ne distribue plus les cartes à Beyrouth, mais il conserve cependant sa capacité, non négligeable, de nuisance et de paralysie de la situation locale. Par-delà le souci de la stabilité du pays, il y a aussi, dans l’esprit de Nabih Berry, l’urgence d’assurer les conditions optimales pour la réussite de la conférence Paris III, désormais préoccupation majeure des dirigeants. Pour cela, il faudra aplanir toutes les divergences politiques qui président pour l’instant à la destinée de ce pays, et ce ne sera pas une mince affaire pour le président de la Chambre dans le capharnaüm généralisé qu’est aujourd’hui le pays. C’est pourquoi le président Berry est peu enthousiaste à la chute du gouvernement actuel, selon certaines sources bien informées, tant qu’il n’y a pas eu un accord préalable entre les différentes parties sur la nouvelle formule gouvernementale et sur l’élection présidentielle. Quoi qu’il en soit, le suspense reste entier, d’ici à mercredi. Nabih Berry a toujours l’art de savoir se repositionner au centre de l’échiquier politique, de renouer avec le feu des projecteurs, avec les premiers rôles, ceux qui sont incontournables. Réussira-t-il encore une fois à jouer le rôle difficile de celui qui dénoue tous les écheveaux du système pour désenrayer la machine politique, comme cela avait été le cas lorsqu’il avait réussi, malgré toutes les difficultés et la mauvaise humeur, à donner corps à la conférence de dialogue national ?
Il faudra attendre encore trois jours pour savoir quelle est la nature du « cadeau » promis par le président de la Chambre, Nabih Berry, pour la fête du Fitr. M. Berry a en effet décidé de tenir une conférence de presse mercredi à 11h à Aïn el-Tiné pour annoncer sa « surprise ».
Aucune information précise n’a pour l’instant circulé autour de la teneur potentielle de cette conférence de presse, ce qui n’est pas sans alimenter le profond scepticisme de certains, qui pensent que la montagne accouchera en fait d’une souris.
Les rumeurs prêtent au président de la Chambre une mission de conciliation interne, qui dépendrait en réalité d’un dialogue régional apparemment improbable, sinon impossible, entre l’Arabie saoudite et l’Iran. Cette mission devrait se traduire à l’intérieur soit par une reprise du...