Nasri Lahoud critique l’audition
des candidats au Conseil constitutionnel
par une commission parlementaire
le 19 octobre 2006 à 00h00
Dans une lettre adressée au président de la Chambre Nabih Berry, l’ancien président du Conseil supérieur de la magistrature, le magistrat Nasri Lahoud, a expliqué pourquoi il ne s’est pas présenté devant la commission chargée d’auditionner les candidats au Conseil constitutionnel. M. Lahoud, qui avait présenté sa candidature, a préféré ne pas se rendre au rendez-vous, car il a estimé que les candidats n’ont pas à présenter un examen devant les membres de la commission. Il a estimé que cette disposition prévue dans la nouvelle loi sur le Conseil doit être amendée, d’autant que la loi a été votée au Parlement par 68 voix, dont celles de la dizaine de députés qui font l’objet d’un recours devant le Conseil.
De plus, a ajouté M. Lahoud, le délai prévu par la nouvelle loi a expiré le 26 août dernier.
M. Lahoud a rappelé qu’un magistrat qui a été premier président de la Cour de cassation pendant des années après avoir été élu membre du Conseil constitutionnel à 64 voix toutes confirmées dans leur mandat parlementaire ne peut se présenter devant une commission chargée d’étudier son CV.
Il a estimé qu’il fallait aussi respecter le principe de la séparation des pouvoirs et a critiqué le vote de lois qui légalisent la désignation de membres acquis à certaines politiques et qui, selon lui, « n’honorent pas la profession ». Toujours selon lui, ces démarches ne renforcent pas le pouvoir judiciaire, au contraire, elles l’affaiblissent et le soumettent à l’autorité du pouvoir politique.
Dans une lettre adressée au président de la Chambre Nabih Berry, l’ancien président du Conseil supérieur de la magistrature, le magistrat Nasri Lahoud, a expliqué pourquoi il ne s’est pas présenté devant la commission chargée d’auditionner les candidats au Conseil constitutionnel. M. Lahoud, qui avait présenté sa candidature, a préféré ne pas se rendre au rendez-vous, car il a estimé que les candidats n’ont pas à présenter un examen devant les membres de la commission. Il a estimé que cette disposition prévue dans la nouvelle loi sur le Conseil doit être amendée, d’autant que la loi a été votée au Parlement par 68 voix, dont celles de la dizaine de députés qui font l’objet d’un recours devant le Conseil.
De plus, a ajouté M. Lahoud, le délai prévu par la nouvelle loi a expiré le 26 août...
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