Marché de l’immobilier
Dans l’attente d’un retour
à la normale
le 19 octobre 2006 à 00h00
Deux mois après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, le marché immobilier n’a pas encore retrouvé son dynamisme d’avant le 12 juillet. Ce constat n’a, en définitive, rien de surprenant. L’absence de signes positifs et encourageants d’une détente à long terme sur le front politique local ne favorise pas les investissements. La prudence reste de mise. Néanmoins, malgré cette situation, le marché n’est pas au ralenti. Ainsi, les demandes existent et l’intérêt des promoteurs est toujours d’actualité.
Comme nous le signalions précédemment, le marché des locations d’appartements a connu dernièrement un boom. Par contre, l’offre est limitée. La demande pour la vente est également soutenue. Toutefois, il est de plus en plus difficile de satisfaire les petits budgets qui cherchent à Beyrouth des appartements anciens et neufs de 800 à 1 500 dollars le m2. Cette clientèle a du mal à accepter que les prix dans la capitale sont devenus trop élevés et que d’y habiter va progressivement être un luxe.
Les promoteurs immobiliers sont toujours à la recherche de parcelles. Leur intérêt ne faiblit pas. Pourtant, il est devenu de plus en plus difficile de trouver des terrains à des prix acceptables. Beaucoup de propriétaires s’obstinent à surévaluer leurs biens d’une manière injustifiée. Les promoteurs ne rentrent plus dans ce jeu de la surenchère et préfèrent attendre de vraies opportunités.
La situation au centre-ville de Beyrouth est plus complexe. Incontestablement, investir dans cette région s’inscrit dans une stratégie à long terme. Actuellement, les demandes pour les locaux commerciaux sont quasiment au point mort. De son côté, les ventes d’appartements dans les nouveaux projets en cours de construction ont été affectées par la prudence et l’attentisme de la clientèle arabe. Si la situation politico-sécuritaire s’améliore, cette conjoncture ne sera que temporaire.
La campagne médiatique du projet Beirut Gate, au sud de la place des Martyrs, orchestrée par le groupe Abu Dhabi Investment House (ADIH), a fait l’objet de nombreux articles dans la presse locale la semaine dernière. Contrairement à ce qui a été écrit, ce projet ne prouve en rien le retour des investisseurs arabes au Liban. Il est juste de préciser que Beirut Gate est une opération de spéculation immobilière. Après avoir acheté au printemps 2006 plusieurs terrains d’une superficie totale de 21 445 m2, ADIH cherche désormais à revendre ces parcelles en huit lots en se faisant, au passage, une belle plus-value. Les futurs acquéreurs devront suivre à la lettre le concept architectural prédéfini pour chaque lot. Ce ne sera qu’à l’annonce de ventes effectives que nous pourrons juger de l’intérêt des investisseurs pour cet audacieux projet qui représente plus de 178 000 m2 de surfaces constructibles.
Sur le plan commercial, les groupes les plus actifs cherchent toujours à renforcer leurs positions sur le marché. Actuellement, leur dévolu se concentre sur trois espaces : ABC-Achrafieh, Verdun et Kaslik. Obtenir un emplacement disponible au centre ABC est devenu difficile tellement la demande est importante. À Verdun, l’intérêt des commerçants se concentre principalement sur les deux galeries « jumelles » Verdun 730 et Verdun 732, où les disponibilités sont également rares.
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Deux mois après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, le marché immobilier n’a pas encore retrouvé son dynamisme d’avant le 12 juillet. Ce constat n’a, en définitive, rien de surprenant. L’absence de signes positifs et encourageants d’une détente à long terme sur le front politique local ne favorise pas les investissements. La prudence reste de mise. Néanmoins, malgré cette situation, le marché n’est pas au ralenti. Ainsi, les demandes existent et l’intérêt des promoteurs est toujours d’actualité.
Comme nous le signalions précédemment, le marché des locations d’appartements a connu dernièrement un boom. Par contre, l’offre est limitée. La demande pour la vente est également soutenue. Toutefois, il est de plus en plus difficile de satisfaire les petits budgets qui cherchent à Beyrouth des...
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