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Les jeunes sont-ils condamnés à émigrer ?

Dans un pays qui dépend en majorité du tourisme et dont tous les espoirs sont placés sur ce secteur pour sauver l’économie nationale, les jeunes diplômés qui ont tant investi pour se spécialiser au service du tourisme ne trouvent qu’une solution pour assurer leur avenir: travailler à l’étranger. Au Liban, plus d’une douzaine d’universités privées forment des centaines, voire des milliers de jeunes spécialisés dans le domaine de l’hôtellerie et de la restauration. Le coût de cette spécialisation varie entre 30000 et 40000 dollars pour chaque étudiant qui, s’il opte pour travailler au Liban, devra se faire une raison: il ne lui sera pas possible de récupérer les frais universitaires, car il sera payé comme tout autre employé n’ayant aucune spécialisation ou expérience. Ainsi, ayant eu la chance d’être embauchés, tous les employés graviront de concert l’échelon d’avancement. Le tourisme est le secteur le plus productif de l’État, qui l’a favorisé par rapport à d’autres secteurs en aménageant l’aéroport, les autoroutes, les tunnels, l’ensemble de l’infrastructure et les sites touristiques dans le but de servir ce secteur. D’autre part, les propriétaires des établissements hôteliers et restaurants ont leur syndicat, tandis que les travailleurs et employés de ces établissements ne sont pas syndiqués et les salaires y sont minimes en comparaison avec d’autres secteurs. Alors, en l’absence de toute législation spéciale et d’un syndicat adéquat, et avec des salaires aussi bas, les diplômés et spécialisés doivent se résoudre à aller chercher ailleurs leur gagne-pain. Quel sera alors l’essor d’un secteur où ses piliers envisagent d’émigrer? Serge MASSAAD
Dans un pays qui dépend en majorité du tourisme et dont tous les espoirs sont placés sur ce secteur pour sauver l’économie nationale, les jeunes diplômés qui ont tant investi pour se spécialiser au service du tourisme ne trouvent qu’une solution pour assurer leur avenir: travailler à l’étranger.
Au Liban, plus d’une douzaine d’universités privées forment des centaines, voire des milliers de jeunes spécialisés dans le domaine de l’hôtellerie et de la restauration. Le coût de cette spécialisation varie entre 30000 et 40000 dollars pour chaque étudiant qui, s’il opte pour travailler au Liban, devra se faire une raison: il ne lui sera pas possible de récupérer les frais universitaires, car il sera payé comme tout autre employé n’ayant aucune spécialisation ou expérience. Ainsi, ayant eu la chance...