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Actualités - Chronologie

PÉTROLE Les prix toujours bien trop élevés malgré la baisse récente, estime l’AIE

Les cours du pétrole demeurent « très élevés » en dépit de leur fort recul des dernières semaines à quelque 60 dollars le baril, a déclaré hier le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie, Claude Mandil. « Il y a moins d’un an, des prix comme ceux d’aujourd’hui étaient considérés comme très élevés, et moi, je les considère encore comme très élevés. Je pense qu’il y avait de la marge pour les laisser baisser encore plus », a-t-il dit à l’AFP. « Ce qui me préoccupe un petit peu, c’est cette analyse selon laquelle les prix sont maintenant trop bas », a-t-il dit, interrogé sur le fait que l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) semble sur le point de réduire sa production pour enrayer la chute des cours, qui ont perdu près d’un quart de leur valeur depuis les sommets de cet été. « Une chose est de décider, ce qui n’est pas encore fait, une autre est de mettre en œuvre, il y a parfois des décisions qui ne sont pas suivies d’effets », a-t-il souligné au sujet de l’OPEP. Une telle annonce ne devrait théoriquement pas provoquer de hausse de cours puisque l’OPEP s’est toujours engagée à ce que « le marché (soit) convenablement approvisionné et pour l’instant, c’est le cas, c’est sûr », a-t-il relevé. « Il faut continuer à faire confiance à l’OPEP » à ce sujet, a-t-il jugé. Si les prix augmentent tout de même, c’est essentiellement parce que « les marchés aiment bien se faire peur », a-t-il jugé. Le président de l’OPEP, le Nigérian Edmund Daukoru, vient de proposer par lettre à ses pairs des onze pays membres de réduire de 1 million de barils par jour (mbj) le plafond de production, actuellement fixé à 28 mbj. Le marché attend une décision très prochainement.

Les cours du pétrole demeurent « très élevés » en dépit de leur fort recul des dernières semaines à quelque 60 dollars le baril, a déclaré hier le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie, Claude Mandil.
« Il y a moins d’un an, des prix comme ceux d’aujourd’hui étaient considérés comme très élevés, et moi, je les considère encore comme très élevés. Je pense qu’il y avait de la marge pour les laisser baisser encore plus », a-t-il dit à l’AFP.
« Ce qui me préoccupe un petit peu, c’est cette analyse selon laquelle les prix sont maintenant trop bas », a-t-il dit, interrogé sur le fait que l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) semble sur le point de réduire sa production pour enrayer la chute des cours, qui ont perdu près d’un quart de leur valeur...