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Tourisme Shanghai, la capitale financière chinoise, songe aussi aux loisirs

Alors que le Disneyland de Hong Kong a fêté son premier anniversaire en demi-teinte, Shanghai espère bien développer une industrie des loisirs valant celle de l’ancienne colonie britannique d’ici à l’Exposition universelle de 2010 qu’elle accueillera. La capitale économique et financière chinoise compte déjà plusieurs parcs dont le Jinjiang, dans le sud-ouest de la ville, qui, malgré son petit côté désuet, continue d’attirer un public éclectique. Venu en bande avec six autres amis d’une vingtaine d’années eux aussi, Wang Qibiao sort enthousiaste. Le grand huit a fait l’unanimité. « C’est vraiment l’occupation la plus amusante qu’on ait trouvée en ville », explique le jeune homme. Un couple de quadragénaires, qui souhaite garder l’anonymat, s’est également laissé conquérir. « Cela fait au moins cinq fois qu’on vient, parfois en semaine pour éviter le monde, sinon nous allons dans des villes voisines, comme Suzhou pour retrouver ce genre de distraction », explique la fonctionnaire venue avec son mari. À portée de métro et déjà doté de plusieurs dizaines d’attractions, le parc Jinjiang, créé en 1985, attire désormais la convoitise d’investisseurs étrangers. Des négociations sont en cours avec le groupe américain Triple Five sur un projet de modernisation et d’extension. Automobile, conquête de l’espace, expédition polaire, tous les sujets prêtent à la création d’un nouveau parc d’amusement. Au moins cinq grands projets sont en cours et devraient être achevés avant l’échéance de 2010. Le gouvernement de Shanghai, tout comme les investisseurs, sont prêts à mettre des millions, voire des milliards, sur la table. Disney, qui attend toujours le feu vert du Conseil d’État (gouvernement), a émis l’intention d’investir 3,75 milliards de dollars pour construire un parc quatre fois plus grand que celui de Hong Kong. Le parc sur l’automobile devrait mobiliser cinq milliards de yuans (500 millions d’euros), celui consacré à l’espace 2,2 milliards (220 millions d’euros) et environ 100 millions de yuans (10 millions d’euros) serviront à financer un lieu entièrement consacré à l’univers des contes d’Andersen. Avec la politique de l’enfant unique qui a fait des nouvelles générations de « petits empereurs », les investisseurs sont plus que confiants. Le cabinet PricewaterhouseCoopers prévoit, dans un rapport, que les revenus générés par l’industrie en Chine vont progresser de 7,1 % par an, atteignant 1,8 milliard de dollars en 2010, contre 5,2 % de croissance sur l’ensemble de la région. L’Association internationale des parcs d’amusement et d’attractions (IAAPA), qui a tenu un Salon en juillet à Shanghai, estime que la Chine, deuxième marché asiatique, est désormais un moteur pour l’industrie sur ce continent. « La région Asie-Pacifique est un marché émergent pour l’industrie de l’amusement. Je pense que son avenir dépendra largement de la Chine et de l’Inde », a estimé Charlie Bray, président de l’IAAPA. Toutefois, la multiplication des projets et la concurrence que se livrent les grandes villes pourraient rogner les marges de chacun. Alors que l’industrie n’a démarré qu’il y a 20 ans en Chine, le pays compte déjà plus de 2 000 parcs à thème, la plupart situés dans les régions de Pékin, Shanghai et Canton. « Le problème est que chaque ville est pressée de développer son industrie, mettant toujours plus d’argent dans la construction de nouveaux parcs, qui peuvent finalement enregistrer de lourdes pertes si elles ne génèrent pas le trafic suffisant de visiteurs », avertit Liu Jingwang, secrétaire général adjoint de l’Association des parcs d’amusement et d’attractions de Chine.
Alors que le Disneyland de Hong Kong a fêté son premier anniversaire en demi-teinte, Shanghai espère bien développer une industrie des loisirs valant celle de l’ancienne colonie britannique d’ici à l’Exposition universelle de 2010 qu’elle accueillera.
La capitale économique et financière chinoise compte déjà plusieurs parcs dont le Jinjiang, dans le sud-ouest de la ville, qui, malgré son petit côté désuet, continue d’attirer un public éclectique.
Venu en bande avec six autres amis d’une vingtaine d’années eux aussi, Wang Qibiao sort enthousiaste. Le grand huit a fait l’unanimité. « C’est vraiment l’occupation la plus amusante qu’on ait trouvée en ville », explique le jeune homme.
Un couple de quadragénaires, qui souhaite garder l’anonymat, s’est également laissé conquérir. « Cela fait...